de soleil couché
Alcool je te tiens bien
au loin de ma portée
en ce lundi de chien
en ce lundi couché
la vie me demande bien
ce qui vaut de l'aimer
Je mange des clopes et du thé chaud. Quelques heures sont passés sans que tu ne bouges.
Tu dors. Je ne sais pas ce que je fais. Comme chaque fois que j’ai besoin de te parler tu dors et j’ai peur. Parler ne sert plus à rien maintenant. Je suis tombé hors de toi et tu m’y a poussé. Je respire difficilement. Toi, tu es loin et tu n’as pas peur pour moi. Moi j’ai peur. La cuisine est dans la pénombre. J’ai peur car je n’ai que toi. Ce ne sont pas des formules, je n’ai que toi, tu es moi, je pleure par toi, je rêve par toi, je ris pas toi. Toi tu es loin et tu n’as pas peur pour moi. Tes poumons vont et viennent au rythme de la vie de ceux qui peuvent la vivre.
J’ai peur comme au premier jour d’une vie, comme on doit être terrorisée par ce qui nous attend, la lumière, le jour, la distance entre soit et sa mère, le cordon, l’amour et le pire, le vide tout ce qui n’est pas : le monde qui va, indiffèrent, avec ou sans toi...
Je t’aime et j’ai trop peur. Je n’ai que toi, le monde n’est rien d’autre qu’un lieu misérable ou tu n’es pas. Demain tu ne seras plus la….Tu repars pour le monde…As tu au moins était heureuse avec moi ? On s’en fout tout ca n’a plus de sens. J’aurais aimé te rendre heureuse. Tu dors, je me sens vide, je suis juste un corps, je suis un rêve privé de ses images. Je n’ai le droit qu’aux souvenirs mais au diable les souvenirs, c’est toi qui m’as apprit ca ! Deuxième cigarette. Je mange du thé depuis trois jours…Où sommes nous ? Est ce que j’existe sans toi ? J’ai peur, purement, primairement, physiquement. Mon ventre est tordu. Je respire. J’évite la musique elle porte trop ce que je n’aurais plus. Tu viens de bouger, je connais ce mouvement, le son ensommeillé que tu fabriques la nuit, parfois doux, parfois épouvanté…Je te prend alors dans mes bras et tu te rendors au rythme de la vie qui brule, au rythme de ceux qui savent bruler.
Je vois cet oreiller. Putain d’objets. Brulons, brulons ! Je crois que la vie se meure a force de ne pas bruler. Halte aux souvenirs, aux idées, aux rêves et surtout aux promesses. Je sais que demain c’est dans lui, cet oreiller, que je vais pleurer, transi par ton odeur, prostré par le dur physique et inébranlable de l’absence, du vide, du non toi. La fin d’un monde pour toi la fin du monde pour moi. Tu ne m’aimes plus et tu dors. Je te regarde dormir, je ne veux pas décrire toute les subîmes choses que je perçoit. C’est inutile. Pas de retour en arrière possible. Ne pas oublié, pas de sensiblerie. Tu ma toi même dit : la nostalgie ne sert a rien ! Mais je vis de ce qui ne sert a rien, c’est ma nourriture, mon essence, mon âme. Tout ca n’a donc aucun sens ? J’ai peur , une grande farce, une arnaque, ma vie entière…Sensibilité mais pas sensiblerie. Tu me l’as dit. Tu as tout dit d’ailleurs. Ne me reste que la puissance pathétique de me souvenirs, les projets pour nous deux, les espoirs….Ramassis de conneries. Du vent. De la merde. L’amour à mort ! Voilà le monde qui tourne et je respire.
Je mange du thé chaud, ma clope est terminée, s’échappent les dernières volutes et je les chasse d’un revers de la mains. J’en ai tellement rien a foutre. Rien a foutre…de moi, du temps, de mes amis, ma famille, la guerre, l’Afghânistân, mon corps. Parlons en ! Je vais devoir venir poser de corps tellement fait ce soir d’os et de chaires lourdes et disgracieuses. Cette carcasse prés de ton être, de l’idée de toi aussi grande et belle soit elle. Je ne te protègerais pas ce soir, ni demain. Pour ca tu en a choisit un autre. Mon corps va s’endormir, ton doigt ne seras pas dans mon poing. Mon poing j’aimerais le détendre mais je ne sais plus ouvrir les mains. Plus jamais. Tu dors et tu as bougé ; fut un temps ou tu rêvais de moi. Tu dors et je m’en vais pleurer. La nuit me portera comme un vulgaire colis, expédie loin de toi. Je me retourne, je n’ai même plus la force, l’envie, l’idée, le courage de te regarder. Ce serait du suicide.
A ton adieu
A la disparition du monde de l’âme et du cœur
A toi ma douce
Mon unique
Je t’aime tu ne m’aimes pas.
Dors bien ma douce je ne te protègerait plus
Et j’ai bien peur de ne plus me protégeais non plus
Adieu
Mes poings sont liés !
Plutôt que de manger j’ai décidé de vivre.Détenir, provoquer les moments de dérives et de ne plus tenter de ne pas être ivre. J’abandonne la beauté, les mots doux et les livres. Ils ne m’ont apporté que du mal, que du givre. Le cœur déporté, les mots sont des ogives que ne peux plus porter, ma passion maladive.
Au revoir aux étés, et a cette autre rive où parfois s’échapper ma pensée dépressive
Oui j’en m’en vais baiser, picoler et survivre
Ma révérence et mes respects
J’ai caressé le ciel les jours d’avant l’automne
(Rappel toi ma douce les mots qu’on se donnait
Il en reste quelque pouce dans un endroit secret)
J’ai emprunté le miel, la musique, et ton rire
J’ai attrapé le ciel avant qu’il ne se fâche
(Et je m’en souviendrais pour toujours que je sache)
Cette pluie de merveille a créé une tache
Tu n’es plus de mon ciel et ma vie se détache
De cette pluie merveille ton souvenir j‘arrache
Il est mon Walhalla, de moi la seule attache
Du monde mon filet, la corde qui m’harnache
Il est toute beauté sans même que tu ne le sache
Tu rattrapes ma vie
Ma vie qui se détache
soit heureuse et vieillit
au loin de toute ces taches
tu es de ce jolie
qui jamais ne se gâche
je t'aime pour la vie
je veux que tu le sache
soit heureuse et vieillit
au loin de toutes ces taches
loin de ma poésie
que la souffrance crache
va !
A celle qui saura que je parle a son coeur...
Des bouts de mes mémoires s’envolaient vers leciel.
Pas très loin dans le noir il y avait une femme.
Des hommes et toutes mes phobies réunit pour moi en ce dimanche midi
Les mots qui de ma tête ne s’annoncent pas meilleurs
Et l’heure plutôt défaite qui avance me fait peur.
Des bouts de mes mémoires s’envolaient sur paris
Un peu de mon histoire, et des femmes jolies
Pourtant bien dérisoire puisque elle-même parties
Puisque je t'aime a fuit !
Des bouts de ce cafard, j’en pose un peu ici.
Au grand damne de mon amour-propre encore s’il survit
N’ayant pas de nouvelles, j’ai bien peur pour lui
Ma grande construction d’une déconstruction suit son cours et n’attend que ma validation
Cassés les souvenirs, brûlées les jolies choses, enterrés et pendus les cœurs de guimauve
N’écris que dans le jour, la nuit fait bien trop peur
Des bouts de mes mémoires s’envolaient vers le ciel
Et j’avoue ma si douce, je ne sais plus quoi faire
Et j’avoue toute douce parfois je suis enfer.
Quand tu m’as rencontré je marchais droit devant
J’avais pour habitude de ne pas voir les murs
Tu avais le visage le plus beau, le plus pur.
Et je n’ai plus jamais respiré comme avant...
Quand tu m’a rencontré je recevais le vent
J’avais pour habitude de ne pas voir les murs
Tu avais le visage le plus beau le plus pur
Et je n’ai jamais pu remarcher droit devant...
Je me vois dans la vitre. Je me vois sur le mur. Je ne vois rien qui augure des plaisirs annoncées. Je me vois dans la vitre tremblante et vacillante. Reflet projeter au mur et perdu dans le blanc. Je me vois dans l’évier, je me vois dans les verres dans la rue et par terre. Je me vois dans le mer.
Je nous vois en arrière
Je me vois dans le noir
Je me vois, je me vois
Et je ne te vois nulle part
J’y avais eu un coin, un replis de paresse
De ces mots incertains, je couvrais sa tendresse
Elle prit ce vieux chemin où les femmes traversent
Oui j’ai eu dans les mains que la peau, la tristesse
Je vois le jour demain et combien il s’empresse
A devenir la mort le coup de la tristesse...
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