Vendredi 22 janvier 2010
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Par mortenson
Je me demande des choses…ici allongé sur mon lit. Le plafond comme image de ce qu’a raté ma vie. Je devrais dire, je sais, ce que moi j’ai raté mais il est plus facile de ne pas se pardonner. Je
ne me suis pas changé non plus. Je n’ai même pas mangé non plus. Crois tu que la tristesse et les larmes n’existent, que pour qu’un corps atteint nettoie ses immondice ? Nettoyer le
système ? Peut être je ne pleure pas je nettoie juste mon corps ? Peut être tu ne me manques pas et c’est encore mon corps…Ou alors c’est mon cœur ? Comment le nettoie t‘on cet
instrument sans peur ?
Je suis tout habillé et j’évite la musique. Oui je l’ai déjà dit je ne me suis pas changé. Il va être minuit. Quand mon corps sera propre je pourrais te revoir. Pour le
moment : Chantier ! Coup de poignard ! Bars étrangers ! Et douleurs permanentes !
Vas tu vivre pareil sans moi ?
Je me demande si tout le monde a tellement peur de se faire abandonner ?
Je me demande ce que serait le vent si je le quittais ? Moi aussi !
Je me prend a le suivre le vent, enfin comme je le peu. Cap vers la douceur, la vie et les tremblements doux d’un voyage éternel. Mes cheveux sont mouillés. Des gouttes tombent sur mon oreiller
(Peut-être était-ce le tiens ?), l’orage gronde. Je me souviens ta peau mouillée de quelques grammes, d’un morceau de
beauté, de la poudre pour femme et celle qu’on partagé. Est-ce mes yeux qui coulent ? Mes larmes ? Mon lit me fait penser un peu à notre tombe. Et si je le quittais pour faire le tour
du monde ! Belle idée mais pas la force. A peine suis je capable encore de bouger, de respirer, de réfléchir, je laisse aller le monde posé sur son coté.
J’ai peur ? Toi aussi j’en suis sur, car tu es, je le sais…Je l’ai déjà trop dit et ca ne changerait rien. Rien ne changera plus. Ca me rassure peut être… Mais le temps va passer et nous
rendre plus dur ! Je ne veux pas devenir dur mais je n’ai plus le choix. Adieu la tendresse, la douceur, les idées, les milliers de caresses qu’elles soient geste ou idées. Comme j’en vois
des crevés, des cassés de l’amour : ils ont ce visage las qui ne compte plus les jours, où les sourires s’effacent parfois même pour toujours.
Toujours ! Comme c’est drôle. Je ne suis plus vivant je suis l’instant. Froids !
Je voudrais me regarder dans la glace. Mais je ne bougerais pas. Allongé comme ca je minimise les risques. Ils sont tellement nombreux comme tu n’es plus là ! Je pourrais les citer, sortir,
ne plus jamais rentrer, feindre, ne plus jamais aimer, courir ne plus jamais rêver.
Et toi, où vas tu retourner, vers quel homme, vers quelle pensée, vers quelle douce plainte vas tu te transporter.
L’idée même de la mort me réveil un petit peu. J’ai froid car la fenêtre s’ouvre puis se referme au grés du vent. Je redoute un petit peu l’hiver qui va venir maintenant, je le redoute en fait
comme je redoute le temps. La mort de ce que j’aime m’arrache le ventre. Mon corps se démène pour rester fort. Je sais que je ne dois pas mais je t’aime, au moins autant qu’avant. Quelque chose
sur nos doigts…Des chrysanthèmes, notre enterrement.
Quelque chose sur mon doigt…Une blessure, une coupure, du froid, un peu d’ordures, des souvenirs ici bas - au vide ordure ! - Cette blessure là, je la mesure mais ce que je ne vois pas c’est
la part de toi que j’aimais tant, ton embarras, et quelques formes jolies qu’on avait toi et moi.
Cassons les ! Si j’en avais la force je le ferais.
Brulons les ! Je les respecte trop…
Je me demande c’est choses allongé sur mon lit. Le mur me dévisage, m’insulte un peu. J’y revois ton visage et de nous deux un peu notre voyage…
Il fait froid de plus belle…
Je claque des dents.
Je vais dormir maintenant.
A une femme
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