verbe transitif ( ancien françaisinventoire, du latin médiévalinventorium, inventaire )
Inscrire quelque chose dans un inventaire ; faire l'inventaire de quelque chose
Par contre
Le tic-tac de ta montre tout près de mon oreille
Les couleurs dans tes yeux quand tu me regardais
le film que tu montres en noir et blanc par contre
les "je t'aime" avortés pour ne pas se blesser
Les yeux que je derobe pour ne pas te montrer
Ma guerre désespérée pour te faire aimer
Par contre
" Et dans ces moments là, la fille à qui je pense est blus belle que toi"
Aujourd'hui le renouveau, l'hiver donne du redoux.
Et ce que je ne dis pas dilué dans le torrent du temps. La peur et les maux un peu avalés, prêts à prendre à nouveau ma douche de galets. Des poux à l'intérieur de ma tête et
des animaux noirs volants. Mes amis qui jamais ne me cèdent ne serait-ce qu'un gramme d'abandon. La chance de les avoir tous autours de moi a eu raison je crois, du charabia infect que je
répands parfois.
Avoir eu peur de sentir à nouveau.
La sensation de cette lumiere entrée par les volets, ouverts sans prevenir sans grincer. Brûlant un peu peut-être tant et si bien que la panique gagne tout les recoins de l'ombre.
Comme les tuyaux qui toussent quand ils n'ont plus, eux, d'eau. Le coeur est une mécanique qui se grippe si vite.
Et le martin-pêcheur qui plonge dans ma vie.
De temps en temps qui vient près de moi s'endormir.
De lui je ne parle pas il m'est sûrement trop cher.
" Selon ma propre expérience, la force m'est venue d'abandons et de soustractions, plutôt que d'ajouts"
lorsque je me parle à moi même il y a ce larsen déchirant. En circuit fermé rien ne sort plus et les douleurs se bouclent jusqu'à devenir le fond même des choses. J'ai
peur à nouveau.
Aucune raison n'a sur moi le dessus juste le bouillon pourri d'où je me suis construit inlassablement présent.
La naiveté des autres moments est touchante et je ne veux pas les perdre mais l'on ne peut pas vivre avec un feu sauvage.
tout briser par défaite,
reléguer à ses dix mains le sédiment de ces conquêtes
traduit dans des languages appropriés le fil narratif
de ma vie s'effiloche et vacille dans demain
Entremets minuscules, petits fours sans ondes
l'appétit m'est absence et le dessert vide
sautillant sans peine vers un horizon bruyant, je place deux verres dans sa main et lape le vin tombé à terre
nous savons tout les deux et fondent nos regards, tranquilles pour une nuit
asphyxie nocturne, pièces difficiles à gérer, qu'aide notre amitié à ne pas dessaler
Elle a posé sa robe tout près de moi
Ses doigts m'ont caressé et laissé chaud
J'aime de ses pensées les abricots
Elle a posé sa vie près de la mienne
et je la remercie quoi que j'advienne
Je l'aime en tout petit en chuchotant
pour ne pas la blesser en m'épenchant
J'aime de ses pensées les abricots
Elle a posé ses yeux tout près des miens
que je n'ai pas sa bouche! m'en moque bien
car tout entière je jure qu'elle est en moi
même si parfois me prend un peu le froid
Elle a posé mon coeur tout près du sien
Et je veille sur lui comme sur le mien
Et je bénis ce jour où vers minuit
elle a posé sa vie près de la mienne
pour le restant maintenant, elle puis moi
pour tout le temps qui reste, elle est à moi
A côté le soleil
sur mon lit
quelques taches de miel
au paradis
"Elle a posé sur ses genoux son petit sac à main, une pochette de cuir usée. Elle l’ouvre, elle tire un papier mauve. Jean se redresse, jette sa cigarette…
Sa lettre, c’est sa lettre ! Elle la lit, la relit, la plie, en tire une autre. Elle les lit toutes, les remet dans son sac, soupire.
Elle courait en venant, elle court en s’en allant. Elle a peur, elle ne sait pas qui il est. Elle ne sait pas ce qu’elle a fait, pourquoi. Il est beau, il rayonne. Il est chaud. Elle ne le
connaît pas. Jean. Elle court. Elle s’arrête. Elle ferme les yeux. Elle le voit. Il est gravé dans sa tête. Il sourit. Ses yeux sont d’or.
Pendant qu’il parle, Marie regarde sa bouche qui caresse les mots, ses yeux d’or qui brillent, tout son visage qui resplendit du bonheur de vivre et d’aimer. Elle prend une de ses mains brunes
dans ses deux mains et la tient serrée sur ses genoux."
La vitre est embuée et je la comprends bien. Moi-même un peu parti je dysfonctionne bien. Il est quatre heures trente et peut-être même plus J’entends que rien ne bouge que la rue ne râle plus.
Dernier des descendants d’une lignée de sots. Amoureux comme il sait et peut-être même plus. Combien de fois juré de ne plus y goûter à cette drôle de forme d’une perte annoncée. Les grandes
mécaniques de la nuit sont brisées, mes yeux ne trouve plus le sommeil épuisés.
Il est quatre heures trente certainement beaucoup plus.
J’entends que tu t’endors peut-être loin de moi. Amoureux comme je sais et comme je ne savais plus. J’attends cette journée qui ne s’annonce pas.
La vitre va gelée et je la comprends bien.
J’entends que rien ne bouge et que rien n’a changé.
J'ai mal au fond vraiment ta main n'y touche pas
retarde t'elle à peine l'arrivée du grand froid
petite femme-airelle tu laisses sur moi
un silence rêveur qui n'appartient qu'à toi
Remets ce que tu as emporté avec toi
sa place résonne, creuse et bien pâle en moi
s'apprête à recevoir l'arrivée du grand froid
J'ai mal au fond vraiment ta main ne me touche pas
"Les airelles sont des sous-arbrisseaux montagnards des régions tempérées du genre Vaccinium, de la famille des Ericaceae. Le nom désigne également leurs fruits." Exactement
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