L'inventoire

inventorier

verbe transitif 
( ancien français inventoire, du latin médiéval inventorium, inventaire )
Inscrire quelque chose dans un inventaire ; faire l'inventaire de quelque chose

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Acouphènes

 

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Samedi 5 janvier 2008
par mortenson
Sous l'orage  qui passe
mon amour tient bon
Le vent qui me pourchasse
Abîme mon caban

Mais les vagues fracassent
Tout autours de nous
Et si le barrage casse ?
Si nos mensonges lachent ?

Si l'ocean répands
ses flots sur nos traces
Si le barrage casse
Mademoiselle Duras ?

Même les plus tenaces
des barrages se cassent
Mademoiselle duras
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Samedi 5 janvier 2008
par mortenson

Par contre
Le tic-tac de ta montre tout près de mon oreille
Les couleurs dans tes yeux quand tu me regardais
le film que tu montres en noir et blanc par contre


les "je t'aime" avortés pour ne pas se blesser
Les yeux que je derobe pour ne pas te montrer
Ma guerre désespérée pour te faire aimer
Par contre

je ne les regrette pas
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Samedi 5 janvier 2008
par mortenson
" Et dans ces moments là, la fille à qui je pense est blus belle que toi"


Aujourd'hui le renouveau, l'hiver donne du redoux.
Et ce que je ne dis pas dilué dans le torrent du temps. La peur et les maux  un peu avalés, prêts à prendre à nouveau ma douche de galets. Des poux à l'intérieur de ma tête et des animaux noirs volants. Mes amis qui jamais ne  me cèdent ne serait-ce qu'un gramme d'abandon. La chance de les avoir tous autours de moi a eu raison je crois, du charabia infect que je répands parfois. 

Avoir eu peur de sentir à nouveau. 
La sensation de cette lumiere entrée par les volets, ouverts sans prevenir  sans grincer. Brûlant un peu peut-être tant et si bien que la panique gagne tout les recoins de l'ombre. Comme les tuyaux qui toussent quand ils n'ont plus, eux, d'eau. Le coeur est une mécanique qui se grippe si vite.

Et le martin-pêcheur qui plonge dans ma vie
De temps en temps qui vient près de moi s'endormir.
De lui je ne parle pas il m'est sûrement trop cher.







" Selon ma propre expérience, la force m'est venue d'abandons et de soustractions, plutôt que d'ajouts"

J. Harrison  
De Marquette à Veracruz
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Vendredi 4 janvier 2008
par mortenson
lorsque je me parle à moi même il y a ce larsen déchirant.  En circuit fermé rien ne sort plus et les douleurs se bouclent jusqu'à devenir le fond même des choses. J'ai  peur à nouveau. 

Aucune raison n'a sur moi le dessus juste le bouillon pourri d'où je me suis construit inlassablement présent.


La naiveté des autres moments est touchante et je ne veux pas les perdre mais l'on ne peut pas vivre avec un feu sauvage.

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Dimanche 30 décembre 2007
par mortenson
tout briser par défaite,
reléguer à ses dix mains le sédiment de ces conquêtes
traduit dans des languages appropriés le fil narratif
de ma vie s'effiloche et vacille dans demain
Entremets minuscules, petits fours sans ondes
l'appétit m'est absence et le dessert vide
sautillant sans peine vers un horizon bruyant, je place deux verres dans sa main et lape le vin tombé à terre
nous savons tout les deux et fondent nos regards, tranquilles pour une nuit
asphyxie nocturne, pièces difficiles à gérer, qu'aide notre amitié à ne pas dessaler



antoine-copy.jpg                                                             Avec copain
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Samedi 29 décembre 2007
par mortenson

mon ventre se tord, je l'en défends enfin j'essaie. Car je le sais bien au fond les femmes ont cette triste tendance à avoir la raison.

Mon ventre se tord bien malgré moi il veut les choses qu'il ne peut pas.
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Samedi 29 décembre 2007
par mortenson
Elle a posé sa robe tout près de moi
Ses doigts m'ont caressé et laissé chaud
J'aime de ses pensées les abricots
Elle a posé sa vie près de la mienne
et je la remercie quoi que j'advienne
Je l'aime en tout petit en chuchotant
pour ne pas la blesser en m'épenchant

J'aime de ses pensées les abricots

Elle a posé ses yeux tout près des miens
que je n'ai pas sa bouche! m'en moque bien
car tout entière je jure qu'elle est en moi
même si parfois me prend un peu le froid

Elle a posé mon coeur tout près du sien
Et je veille sur lui comme sur le mien

Et je bénis ce jour où vers minuit
elle a posé sa vie près de la mienne
pour le restant maintenant, elle puis moi
pour tout le temps qui reste, elle est à moi

A côté le soleil 
sur mon lit
quelques taches de miel
au paradis


free music
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Jeudi 27 décembre 2007
par mortenson


Coincé comme mon corps au bord du précipice

la peur échappe tout et mes murs s'alignent

d'une si grande ampleur nous n'avions plus connu

et ces premières secousse font craindre les répliques


Le plus terrible peut-être est le vide d'après
où des morceaux de toi apparaîtront parfois
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Lundi 24 décembre 2007
par mortenson

"Elle a posé sur ses genoux son petit sac à main, une pochette de cuir usée. Elle l’ouvre, elle tire un papier mauve. Jean se redresse, jette sa cigarette…

Sa lettre, c’est sa lettre ! Elle la lit, la relit, la plie, en tire une autre. Elle les lit toutes, les remet dans son sac, soupire.

 

Elle courait en venant, elle court en s’en allant. Elle a peur, elle ne sait pas qui il est. Elle ne sait pas ce qu’elle a fait, pourquoi. Il est beau, il rayonne. Il est chaud. Elle ne le connaît pas. Jean. Elle court. Elle s’arrête. Elle ferme les yeux. Elle le voit. Il est gravé dans sa tête. Il sourit. Ses yeux sont d’or.

 

Pendant qu’il parle, Marie regarde sa bouche qui caresse les mots, ses yeux d’or qui brillent, tout son visage qui resplendit du bonheur de vivre et d’aimer. Elle prend une de ses mains brunes dans ses deux mains et la tient serrée sur ses genoux."

Tarandol R.Barjavel

 

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Dimanche 23 décembre 2007
par mortenson

La vitre est embuée et je la comprends bien. Moi-même un peu parti je dysfonctionne bien. Il est quatre heures trente et peut-être même plus J’entends que rien ne bouge que la rue ne râle plus. Dernier des descendants d’une lignée de sots. Amoureux comme il sait et peut-être même plus. Combien de fois juré de ne plus y goûter à cette drôle de forme d’une perte annoncée. Les grandes mécaniques de la nuit sont brisées, mes yeux ne trouve plus le sommeil épuisés.

Il est quatre heures trente certainement beaucoup plus.

J’entends que tu t’endors peut-être loin de moi. Amoureux comme je sais et comme je ne savais plus. J’attends cette journée qui ne s’annonce pas.

La vitre va gelée et je la comprends bien.      

J’entends que rien ne bouge et que rien n’a changé.

Amoureux d’une femme qui ne peut pas m’aimer


Amoureux d’une femme qui ne peut pas m’aimer

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Dimanche 23 décembre 2007
par mortenson
je vois des couleurs claires passer sur mes mains

j'entends comme une voix que je ne veux pas connaître

elle traîne dans ma journée j'aimerais l'ignorer

je suis la moitié d'un lorsque je suis ici


la moitié d'un amant encore inachevé
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Vendredi 21 décembre 2007
par mortenson
Ce qu'il est triste l'homme sans amour

ce qu'ils sont seuls ces pauvres gens

qui ne marchent encore que dans le vent

ce qu'il est dur le monde privé de nos douceurs
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Vendredi 21 décembre 2007
par mortenson

J'ai mal au fond vraiment ta main n'y touche pas
retarde t'elle à peine l'arrivée du grand froid
petite femme-airelle tu laisses sur moi
un silence rêveur qui n'appartient qu'à toi


Remets ce que tu as emporté avec toi
sa place résonne, creuse et bien pâle en moi
s'apprête à recevoir l'arrivée du grand froid
J'ai mal au fond vraiment ta main ne me touche pas





















"Les airelles sont des sous-arbrisseaux montagnards des régions tempérées du genre Vaccinium, de la famille des Ericaceae. Le nom désigne également leurs fruits." Exactement
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Vendredi 30 novembre 2007
par mortenson

A peine assez forte pour que je te perçoive parmis la brouille des ondes de ce que j’invente,

tu entendais les mêmes trompettes que moi.

Luttant pour t’emmener loin de ce qui aurait pu nous accrocher ou nous détruire.

je les voyais se fatigant encore à résonner fortes et harassantes

 

Ta voix me collait au sol, assourdissant ma propre pensée.

La musique ou la lumière du monde.

Chacun un peu dans ta voix

 

Tes voix se sont tu et tu es vivante

Tes voix se sont tu et tu es vivante

Et respirant je vais

Respirant,

de tes étouffements passés

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Jeudi 29 novembre 2007
par mortenson

Les matins d'hiver sont plus froids

 

la télé me raconte, ce que je n'ai pas vu

 

 

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