Vendredi 26 septembre 2008
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Par mortenson
" Si seulement on pouvait filmer comme ça: comme on ouvre les yeux quelquefois. Seulement regarder, sans vouloir rien prouver."
(in Tokyo-ga) Wim wenders
Vendredi 26 septembre 2008
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Par mortenson
Il pleut sur mon rêve et mon ange est voilé
des gouttes perlent d'amour
éparsent mon parquet
Quel est ce qui en moi
voudrait se retirer
au point que j'ai parfois
à vouloir le tuer
Ma haine de moi-même
est rocher de mon âme
quelques cadavres à moi
Flottent dans mes idées
"Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ? "
Quand le jour finira
je les aurai chassés
ou serai dévoré
Vendredi 26 septembre 2008
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Par mortenson
Nouvelles du front
"Entre moscou et tokyo, le temps me ressemble un peu pour l'instant. Gris, menacant l'orage. A plus de 1000 Km de paris. A plus de quatre mois de l'épicentre je pense encore et toujours à elle.
Je n'écris pas son nom...dans l'espoir maladif de pouvoir l'oublier. Est-ce elle qui ne veut pas sortir de moi, ou est-ce moi qui ne veux pas laisser mourir cet amour unilatérale.
J'ai vu Moscou c'est déjà ça. Les russes sont un peu des picards plus trapus. Je me rends compte que je suporte mal la solitude. Les gens me forcent à paraître pour le moins heureux....
Arrivé à l'hotel. Filles fantômes de celle dont je ne veux plus parler. La ville en est pleine. De belles, de moins belles, tombé tout de suite amoureux de tokyo. Première ballade sous la
pluie? Je serais capable de tomber amoureux du japon. "no good goodbye" . Mc rae m'accompagne en bon copain nostalgique. J'espère que le pays va me faire oublier ce qui de droit.... Mon écriture
codée me protège heureusement. "
Pensées du japon retrouvées barbouillées dans un carnet
Mardi 23 septembre 2008
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Par mortenson
Les deux notes qui tonnent comme pour ne plus me dire
Tes pas déjà résonnent avant même de partir
Descendu souvenir un peu de ta personne,
si fortes les sonnettes de ce que j'abandonne
Pour gagner en ma tête un peu de ta personne
Une image bien nette !
Une joie qui résonne
Une seule femme par cerveau, une seule obsession, une seule punition
Je saigne d'émotion, fils de jours,
La mer dans mon placard, un peu d'amour, caresse ton regard
et noie le jour
J'y soigne l'émotion, je m'y affaire
L'amour comme bastion, j'y désespère
Fils des jours pendus
où je t'espère:
Morts et décus
Dimanche 21 septembre 2008
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Par mortenson
De ce qui coule ici je ne garde plus rien.
J'ai un peu mal ce soir aux gens qui ne sont plus là.
Ceux qui dans mon désespoir me réchauffaient de leurs bras
J'ai un peu mal ce soir et je ne voudrais pas le dire
Ecrire encore des mots trop noirs, trop petits pour ne vivre que des choses bancales, mal arimées, mal accrochées aux doutes.
Un peu mal ce soir et aucun mot pour le dire
"tout amour touche en nous à l'enfance, c'est à elle qu'il s'adresse "
Louise Amour Christian Bobin
Si tu savais écouter ma plainte... Aucune des femmes du monde, et pourtant les plus belles, n'ont su ce qu'au monde je mettais de terrible, d'informe, de maladif, de
la souffrance même et comme elle prend sa forme dans certaines de mes nuits. Obligé de dire à ceux que je ne connais pas les choses trop brûlantes pour les laisser en moi.
Putain
Putain
Mercredi 17 septembre 2008
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Par mortenson
Consciencieusement je pense
L'image d'une toile
Pour suivre les autres fous qui marchent
Dimanche 14 septembre 2008
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Par mortenson
"Comme on le lui demandait gentillement, il descendait du haut de son amour puis portait son corps lourd jusqu'au bord d'un mois d'hiver plus que glacial. Il
avait soupé de l'amour simple qu'il vouait à Alma. Alma, qui fut nommée Alma pour ne choquer aucune autre femme moins belle, Alma la secrète que lui seul avait eu le bonheur de toucher. Elle
caressa ses cheveux, l'embrassa puis lui dit qu'elle ne l'aimerait jamais. Qu'aucune femme jamais plus ne le prendrait dans son affection, qu'aucune femme ni même sa mère ne le réchaufferait
plus jamais. Il était seul d'avoir osé et le serait pour toujours"
Mes intentions extraordinaires ou l'inverse de ce qui me terrifie, à l'une ou à l'autre tant que je suis encore là pour le comprendre et le dire et s'il y a toujours quelqu'un dans ce bordel
qui a l'immense talent de bien vouloir m'y lire et de bien vouloir y voir des mots toucher leurs cordes fines.
Mortenson
Aux putains de dimanches qui toute ma vie ont eut la grande souplesse de me terrifier un peu plus chaque fois, d'une forme nouvelle s'égoutte mon angoisse et ce dimanche-ci pour l'ami qui s'efface.
A tout ces putains de dimanches qui m'attendent déjà, à ma soeur , à mes frères, à ce que j'ai peur pour eux, de ne pas savoir faire : une vie sans dimanche.
La musique m'étend dans un dimanche pâle
La musique s'étale dans un dimanche lent
Vendredi 12 septembre 2008
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Par mortenson
"Il avait vu son ami pour la dernière fois le jour où il avait quitter la Pologne.
Son ami se tenait à un coin de rue. Il s'étaient déjà dit au revoir, mais tout les deux s'étaient retournés pour regarder l'autre partir. Ils étaient restés ainsi debouts pendant
longtemps."
Nicolle Krauss - L'histoire de l'amour
Quitte à rester debout pendant des heures. Salut
l'ami
Vendredi 12 septembre 2008
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Par mortenson
Il avait cru des années durant que viendrait le jour où on le sauverait. Après que la porte eût claqué et que sa vie entière eût tremblé, quelques secondes comme
inerte, il courut dans la cuisine et se trancha l'un des poignets. Il en découla une superbe plaie rougeoyante et précise. Son coeur saignait ainsi que son poignet. Il voulait savoir par l'acte qui
de l'âme ou du corps cicatriserait le plus rapidement du sillon de cette femme. Bien sûr comme l'on est sûr que la mort l'emporte sur la vie ce fut le corps le vainqueur.
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