L'inventoire

inventorier

verbe transitif 
( ancien français inventoire, du latin médiéval inventorium, inventaire )
Inscrire quelque chose dans un inventaire ; faire l'inventaire de quelque chose

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Acouphène


Mercredi 1 octobre 2008
- Par mortenson

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Lundi 29 septembre 2008
- Par mortenson
J'aurais voulu pas voir la beauté dans tes yeux. J'aurais voulu y croire et le passer à deux, une main dans le noir où je réside et l'autre comme inventoire d'une histoire pour nous deux. J'aurais voulu échoir ailleurs, un peu plus net un peu plus fort. J'ai laissé entrer quelque chose, il t'appartient. De ton prénom je ne dis rien. J'aurais voulu te dire des choses qu'on ne se redit pas, que tu puisses écouter les choses qu'on n'entend pas, remuée par les pensées que j'ai pour toi. J'aurais voulu de ton prénom embrasser tout ton dos. J'aurais voulu un matin plus rêveur et un soleil moins dur, J'aurais voulu pour nous un petit peu d'ailleurs, des mots un peu plus doux, et sentir ta tiédeur. J'aurais voulu te dire comme à côté de toi, j'aurais voulu écrire des mots pour toi et moi. J'aurais voulu décrire ce qui prend vie en moi, cette forme qui m'inspire mais que je vais détruire avant même que tu n'aies pu la savoir
J'aurais voulu un dimanche en musique
J'aurais voulu le dire mais comme dyslexique je ne sais plus le faire
J'aurais voulu le dire mais je t'ai dit adieu
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Vendredi 26 septembre 2008
- Par mortenson
" Si seulement on pouvait filmer comme ça: comme on ouvre les yeux quelquefois. Seulement regarder, sans vouloir rien prouver."
(in Tokyo-ga) Wim wenders
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Vendredi 26 septembre 2008
- Par mortenson
Il pleut sur mon rêve et mon ange est voilé
des gouttes perlent d'amour
éparsent mon parquet
Quel est ce qui en moi
voudrait se retirer
au point que j'ai parfois
à vouloir le tuer
Ma haine de moi-même
est rocher de mon âme
quelques cadavres à moi
Flottent dans mes idées
"Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ? "
Quand le jour finira
je les aurai chassés
ou serai dévoré
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Vendredi 26 septembre 2008
- Par mortenson
Nouvelles du front

"Entre moscou et tokyo, le temps me ressemble un peu pour l'instant. Gris, menacant l'orage. A plus de 1000 Km de paris. A plus de quatre mois de l'épicentre je pense encore et toujours à elle. Je n'écris pas son nom...dans l'espoir maladif de pouvoir l'oublier. Est-ce elle qui ne veut pas sortir de moi, ou est-ce moi qui ne veux pas laisser mourir cet amour unilatérale.
J'ai vu Moscou c'est déjà ça. Les russes sont un peu des picards plus trapus. Je me rends compte que je suporte mal la solitude. Les gens me forcent à paraître pour le moins heureux....
Arrivé à l'hotel. Filles fantômes de celle dont je ne veux plus parler. La ville en est pleine. De belles, de moins belles, tombé tout de suite amoureux de tokyo. Première ballade sous la pluie? Je serais capable de tomber amoureux du japon. "no good goodbye" . Mc rae m'accompagne en bon copain nostalgique. J'espère que le pays va me faire oublier ce qui de droit.... Mon écriture codée me protège heureusement. "

Pensées du japon retrouvées barbouillées dans un carnet
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Mardi 23 septembre 2008
- Par mortenson
Les deux notes qui tonnent comme pour ne plus me dire
Tes pas déjà résonnent avant même de partir
Descendu souvenir un peu de ta personne,
si fortes les sonnettes de ce que j'abandonne
Pour gagner en ma tête un peu de ta personne
Une image bien nette !
Une joie qui résonne
Une seule femme par cerveau, une seule obsession, une seule punition
Je saigne d'émotion, fils de jours,
La mer dans mon placard, un peu d'amour, caresse ton regard
et noie le jour
J'y soigne l'émotion, je m'y affaire
L'amour comme bastion, j'y désespère
Fils des jours pendus
où je t'espère:
Morts et décus


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Dimanche 21 septembre 2008
- Par mortenson
De ce qui coule ici je ne garde plus rien.
J'ai un peu mal ce soir aux gens qui ne sont plus là.
Ceux qui dans mon désespoir me réchauffaient de leurs bras
  J'ai un peu mal ce soir et je ne voudrais pas le dire
Ecrire encore des mots trop noirs, trop petits pour ne vivre que des choses bancales, mal arimées, mal accrochées aux doutes.
Un peu mal ce soir et aucun mot pour le dire

"tout amour touche en nous à l'enfance, c'est à elle qu'il s'adresse "
Louise Amour Christian Bobin

Si tu savais écouter ma plainte... Aucune des femmes du monde, et pourtant les plus belles, n'ont su ce qu'au monde je mettais de terrible, d'informe, de maladif, de la souffrance même et comme elle prend sa forme dans certaines de mes nuits. Obligé de dire à ceux que je ne connais pas les choses trop brûlantes pour les laisser en moi.
Putain
Putain


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Jeudi 18 septembre 2008
- Par mortenson
Certains jours je perds mes mots, comme j'ai perdu le bruit de l'amour,qui, alors retentissant, faisait de mon coeur une cage ouverte et profonde. J'ai perdu là-bas le bruit de ton sourire. J'ai perdu la maison où je suis né. L'enfance où j'ai volé, les billes qui y roulaient. J'ai perdu une femme que j'ai sans le vouloir confondue avec ma vie.
Certains jours je coule de mots et les mots m'écroulent de toutes les hauteurs.
J'ai perdu la passion et parfois la patience à entendre le monde ne pas parler de toi.
J'ai perdu la couleur de ton rire sur mes yeux emmerveillés.
J'ai perdu mon ami dans un voyage lointain où il perd je l'espère la sécheresse de Paris.
J'ai perdu dans le train la musique de 20 ans.
J'ai perdu des cahiers remplis de 20 000 mots très mal orthographiés.
J'ai perdu une Clélia, une Sarah, une Julie, une Maureen et un peu d'Aurélie. J'ai perdu mon temps souvent à être trop amoureux. J'ai perdu mes vingt ans juste à côté de toi. Je te perds
J'ai perdu le bruit de l'amour et je n'en reviens pas
J'ai perdu dans ma tête un petit bout de moi où j'avais sauvegardé un petit bout de toi.
Je perds la tête et je le vois
Certains jours les mots m'éboulent
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Mercredi 17 septembre 2008
- Par mortenson
Consciencieusement je pense
L'image d'une toile


Pour suivre les autres fous qui marchent


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Dimanche 14 septembre 2008
- Par mortenson
"Comme on le lui demandait gentillement, il descendait du haut de son amour puis portait son corps lourd jusqu'au bord d'un mois d'hiver plus que glacial. Il avait soupé de l'amour simple qu'il vouait à Alma. Alma, qui fut nommée Alma pour ne choquer aucune autre femme moins belle, Alma la secrète que lui seul avait eu le bonheur de toucher. Elle caressa ses cheveux, l'embrassa puis lui dit qu'elle ne l'aimerait jamais. Qu'aucune femme jamais plus ne le prendrait dans son affection, qu'aucune femme ni même sa mère  ne le réchaufferait plus jamais. Il était seul d'avoir osé et le serait pour toujours"

Mes intentions extraordinaires ou l'inverse de ce qui me terrifie, à l'une ou à l'autre tant que je suis encore là pour le comprendre et le dire et s'il y a  toujours quelqu'un dans ce bordel qui a l'immense talent de bien vouloir m'y lire et de bien vouloir y voir des mots toucher leurs cordes fines.

Mortenson

Aux putains de dimanches qui toute ma vie ont eut la grande souplesse de me terrifier un peu plus chaque fois, d'une forme nouvelle s'égoutte mon angoisse et ce dimanche-ci pour l'ami qui s'efface. A tout ces putains de dimanches qui m'attendent déjà, à ma soeur , à mes frères, à ce que j'ai peur pour eux, de ne pas savoir faire : une vie sans dimanche.
La musique m'étend dans un dimanche pâle
La musique s'étale dans un dimanche lent


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Samedi 13 septembre 2008
- Par mortenson
Et par dessus tes yeux  au loin s'échappent le peu, les larmes qui m'ont tordu
l'amour que j'avais fabriqué pour deux
Et par dessus tes yeux je vois encore: Au loin je vois ce peu
Je sais ne jamais être celui que je voudrais
Et par dessus tes yeux toutes mes douleurs
Cette promesse du jour, qui me fera mentir
Au-dessus de tes yeux, juste avant je suis perdu
Pendu !
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Vendredi 12 septembre 2008
- Par mortenson
"Il avait vu son ami pour la dernière fois le jour où il avait quitter la Pologne.
Son ami se tenait à un coin de rue. Il s'étaient déjà dit au revoir, mais tout les deux s'étaient retournés pour regarder l'autre partir. Ils étaient restés ainsi debouts pendant longtemps."


Nicolle Krauss - L'histoire de l'amour

Quitte à rester debout pendant des heures. Salut l'ami
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Vendredi 12 septembre 2008
- Par mortenson
Il avait cru des années durant que viendrait le jour où on le sauverait. Après que la porte eût claqué et que sa vie entière eût tremblé, quelques secondes comme inerte, il courut dans la cuisine et se trancha l'un des poignets. Il en découla une superbe plaie rougeoyante et précise. Son coeur saignait ainsi que son poignet. Il voulait savoir par l'acte qui de l'âme ou du corps cicatriserait le plus rapidement du sillon de cette femme. Bien sûr comme l'on est sûr que la mort l'emporte sur la vie ce fut le corps le vainqueur.
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Samedi 6 septembre 2008
- Par mortenson
Analphabète amour exhaussé de plus rien
mes lettres gardent tes jours
ton amour, tes seins
Analphabète amour épitaphe d'après
" je t'aime " et j'en ai mal à faire mourir ma vie
Lecteur de ton coeur je garde tes secrets
J'écoute encore l'odeur que ta langue racontait
Analphabète amour exhaussé de plus rien
Je te cède ces jours, les tiens comme les miens
A l'aube d'une roche je t'aimerai toujours





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Samedi 6 septembre 2008
- Par mortenson
A trop être assis dans le noir, j'ai perdu un peu le sens des couleurs

A trop être assis dans le noir j'ai un peu peur maintenant je peux le dire
Je me souviens ces jours trop longs se prolongeant dans la nuit
Je me souviens l'histoire de ce mec mort d'un beaucoup trop d'ennui
A trop être assis dans le noir j'ai l'impression de plus trop y voir
A trop être plongé dans le noir j'ai perdu bientôt tout mes amis
J'en ai fait fuir c'est sûr, des gens, qui valaient le coup, plutôt jolis
A trop m'être assis dans le noir je ne me souviens que la folie
mort ton amour, mortes nos histoires, partis, vaincu.
Je me souviens bien trop ces jours, entre démence et amour fou
Putain je me sais bien trop assis dans le noir
Putain j'ai peur de ne plus savoir ni où ni comment on peut être bien
Juste posé avec les siens
Putain j'ai peur, je peux le dire, assis dans le noir, j'attends encore le jour
J'ai mal à l'amour à la fin des choses
A trop être assis dans le noir on finit par l'entendre la mort qui  pousse
A trop être assis dans le noir, j'en ai bien peur j'ai perdu un peu le sens des couleurs
 
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