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Les fortes frasques lunes mon stylo enfumé
Le rouge nous parfume de volutes ébranlées
Parfois, je vois la lune se caresser les pieds
Les odeurs qu’on enfume se portent à l’oreiller
Cette fraîche, fraîche brune qui vint nous caresser
Magnifie et consume le derrière de l’été
Et dans un dernier souffle rendre grâce à l’amour,
à la beauté des fées, à l’odeur d’un été.
Rendre belle la paresse, épargné par l’envie de te servir d’ habit.
Rendre triste une déesse de t’avoir trop aimée
Comparer sans tricherie, le bonheur et l’ennui. Accaparer l’esprit des chiens et leurs petits qui démarchent en sursis ,sur la scène pilotis, des bonheurs de la vie.
Dans la ville Boétie
Les mains plantées dans l’eau
La fumée pour drapeau
de la douceur de l’air
Se régaler du miel,
de la sève en fontaine
glissant dans les arcades
des doigts de mon plaisir
Faire des ronds dans le ciel
Assoupir le temps court
qui dure avant le jour
Sous le pied des cinq sens
se trouve l’effervescence
Que chérit la fumée
Qui languit nos soirée

Ai-je inventé ton corps, sa présence lascive et la fragile ardeur qu'il cachait si mal ?
Ai-je inventé le noir où tu laissais aller, sous mes aises acquises, mon âme te vouloir ?
Les pupilles grandies comme un monde inventé ou j'ai bien vu Julie que tu m'y invitais.
Ton regard ralenti qui semblait raconter, comme ivre et décidé, des histoires de nous deux où le rouge sur tes joues voulait dire « je veux »...
Ces rouges magnifiques, sur des pommettes aimées, qui font que certains hommes peuvent s'abandonner, tout donner à nouveaux, sans rien récupérer que l'infinie beauté d'une femme troublée.
Ai- je rêvé ton corps, tes soupirs de chat, la façon dont tu dors avec une de mes mains délicatement admise comme écrin pour ton sein ?
Ai-je rêvé cela ?
Ai-je inventé ton dos donné à nos ébats, nourriture sensuelle pleine des rousseurs exquises que tu cachais fébrile, un peu chaude, un peu moite tu respirais si fort d'avoir, ne serait-ce qu'un instant, accepté si ce n'est l'amour, toute la tendresse en moi.
Ai-je rêvé ton être de la race des planeuses, insaisissable oiseau, flâneuse de sentiment, qui cherche le frôlement mais sans jamais toucher
J'ai vu pourtant tes yeux qui ne sauraient tromper, se remplir du vague que l'on pose sur l'être qu'on aimerait garder, Débordants sans le vouloir dans cette même nuit, les reflets uniques et
jaunes dans tes yeux, limites de ta personne, ligne de flotaison à ne pas dépasser, Ta peur insaisissable qu'on lise la vérité.
Il y a ce que l'on dit il y a ce que l'on est.
J'ai vu tes yeux Julie
Je l'ai sûrement rêvé
L'incident est clos
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