L'inventoire

inventorier

verbe transitif 
( ancien français inventoire, du latin médiéval inventorium, inventaire )
Inscrire quelque chose dans un inventaire ; faire l'inventaire de quelque chose

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Dimanche 10 février 2008
par mortenson

"
Si tu mets au monde ce qui est en toi, ce que tu mets au monde te sauvera. Si tu ne mets pas au monde ce qui est en toi, ce que tu ne mets pas au monde te détruira"
J. Christ  Evangile selon philippe



"Pour lui les tranquillisants valaient mieux qu'une succession de cuites monumentales, mais dans les deux cas les résultats étaient déplorables, confus, délirants et complètement égocentriques"
J.Harrison De marquette à Veracruz






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Vendredi 8 février 2008
par mortenson

 

Combien de fois perdu dans la douleur d'un jour où l'on prit des soupirs pour lettre d'amour.
Combien de fois déjà les idées revisitent le même débarras, de la même panique.
Combien crois-tu mon corps, car c'est au moins physique, la torpeur qui te tord aura-t-elle de repliques ?
Combien de fois mon coeur allons-nous faire ce tour avant que tu concèdes que l'on dirait la mort ?

 

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Vendredi 8 février 2008
par mortenson

 

Belle et rousse folie dont ma vie a chuté

n'as-tu donc pas compris comme la vie m'en voulait ?

d'avoir su sur ton corps poser toutes mes tendresses

alors qu'elle cherche encore à te tenir en laisse

 


Elle me le fait payer

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Jeudi 7 février 2008
par mortenson

Je tape dans des  riens, je fracasse mes pieds, je vomis mon image sur le monde entier.
Je suis une lettre folle d'un auteur en dérive les mots que je dispose n'ont plus rien à donner.
Je suis le propre monde que je me suis créé et j'ose le maudire égocentrique aveugle qui n'entend plus les autres.
Animal blessé, une de ces choses que sous peine d'approcher on y explose.
Je me débats, me noie de mes propres secousses, j'accroche les quelques hommes qui ont le courage d'être à côté de moi. Je me déteste autant que mes amis me sauvent. Me sauvent de la personne qui parle dans ma bouche, qui habite mon âme, et qui a l'air si moche qu'elle ne veut plus rien dire comme on en voit cinq cents dans une seule de nos nuits..
A eux, ceux de plus tard, ceux de déjà aussi je voudrais dire "j'aime" autant que je suis triste. 
Mes amis, mes amours.
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Mercredi 6 février 2008
par mortenson
Ce matin février appelle mes égards
de ta fenêtre je fume j'écoute le brouillard
Tes seins  vont me manquer ainsi que tes histoires
Mais je me dois d'aller là où fuit mon regard

Tu sais les hommes marins, je sais les femmes port
j'embrasse déjà le chaud que dégage ton corps
Hiver mon ami, faux frère de toujours
Je te cède aujourd'hui la primeur de mon jour

Fais de moi comme tu peux, l'enfant que j'ai été
retrouve un petit peu ses godasses trouées
l'immensité d'un arbre dans ses yeux excités
la chaleur d'une mère quand gronde février.

Tu sais les hommes marins, au mois de février
Certains n'ont pas de port et n'en auront jamais


free music
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Mardi 5 février 2008
par mortenson

 

Je peux bien te promettre de ne plus m'assoupir dans ces eaux dont maintenant, je suis l'unique garde.

Je peux bien te promettre d'imaginer des mots, bien moins forts que ceux dont je couvrais ta peau.

Je peux même, je crois, te promettre la vraie vie, ne plus parler d'amour où il n'y a que nuit.

Je peux, je te le jure, replier toutes ces choses, les mettre à ta façon pour qu'elles n'arrachent plus les coins de ma raison.

Je peux faire croire aussi que je t'ai revendu: un petit peu d'oubli et un bien cher tribut.

Je sais, je te le jure, pouvoir tisser le monde pour qu'il me laisse au moins égarer mes mensonges et faire de nous deux une plus simple histoire.

Je peux même te dire que je ne t'aime plus, et attendre gentiment que ce soit toi qui m'aimes.

Je peux je le promets faire des rêves plus doux, où des amants plus simples coulent des nuits plus claires.

Je peux si tu le veux te décrire le jour, ce 25 septembre où au creux de paris nos corps se redécouvrent.

Je peux je te le jure imaginer un mec qui boirait un peu moins en souriant un peu plus et devenir cet homme.

Je peux si tu me crois et j'en cite quelques-unes te donner des idées et les

réaliser :

te dessiner la carte d'une ville rien qu'à nous, refaire le menu de notre premier repas, repasser la tenue que j'avais ce soir là, vivre de rien du tout sans me plaindre du manque, réciter chaque phrase ou tu prononças « nous », te décrire la rue où l'on se retrouverait, la couleur du ciel le jour où tu m'aimerais, recevoir tes secrets et m'en aller avec, fabriquer de la soie que l'on se couvre avec, accepter d'être en toi parmi bien d'autres gens, et faire de ma foi une boule de papier où écrire ton nom avant de la jeter.

Je peux bien faire cela, toutes ces choses là, je peux et je le jure les faire pour toi.

Mais ne demande plus ce qui n'existe pas, car je ne peux pas promettre que je vais t'oublier.

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Samedi 2 février 2008
par mortenson
Il a le corps vide d'avoir tout partagé. C'était il y a peu de temps mais il a vécu cette centaine de bourrasques qui lui ont fatigué l'âge un peu plus vite, un peu plus dur. Il n'a plus la force de ne pas être saoul. Etaient-ils si beaux allongés l'un pour l'autre dans un lit trop petit pour être leur amour ?
Il n'a plus la force de pas être saoul.
Il a sûrement oublié trop de choses en elle et elle, tellement partie, si disparue que son enfance qui plus jamais ne viendrait se frotter à sa vie." Tu es si jolie " il dit mais il n'a pas la force de revoir son visage.
Il marche maintenant,  bien sûr le mal coule avec le reste et il rejoint la file des autres.
"Tu es si jolie" et la vie qu'il déteste de continuer inlassable ayant si vite posé sur le bas-côté un si grand amour que celui qu'il avait.
"Tu es si jolie"



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Dimanche 27 janvier 2008
par mortenson

 Cela fait trop longtemps pour te dire quelque chose
dans mon pays, ma tête, le temps n'y change rien
Et dure cet instant depuis toujours bientôt
Un mot s'est suspendu au coin de ta parole
Il était dur et dure encore dans ma caboche
Une oreille m'est tombée et puis ce fut le reste
J'attend dans ce terrier que tu viennes m'y sauver
Remonte-moi ma douce




Des hommes courent encore après le train du sud
Ton prénom ou un autre, les femmes sont les mêmes
Pour moi elles sont la mer qui m'éloigne du phare

Elles sont l'animal doux moins féroce que l'autre
Pour moi si dangereux que je m'en cache encore

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Dimanche 27 janvier 2008
par mortenson
Le corps coulant d'une couleur
La mienne ! Claire !
Tu vas devant
Le coeur suintant
d'un seul auteur
Ma plume chère !
Tu m'entreprends et elles m'attendent
Ma vérité se brûle dans la raison des autres
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Mercredi 23 janvier 2008
par mortenson
Plus de chaussures qui claquent, talons dans l'escalier . Plus de pour moi elle rit et de même elle écrit. elle ne voit plus en moi tout ce tas de joli. Plus de "elle pleure avec" , plus de "je dors serre-moi"
Ma main de sa poitrine ne garde que le vide
Plus de "si je la tiens elle ne partira pas" murmuré pour moi dans un mensonge dur
Plus de son caractère, ses rires, ses secrets
Plus de toute sa personne
Plus ne résonne
"Est-ce que tu m'aimes un peu" qui caresse la nuit, les mots sont accrochés mais pas ceux qui les disent
Plus de musique surtout, elle me donne la nausée, comme c'est toujours terrible d'être étranger chez soi
Plus de "comme elle est belle" je n'en ai plus le droit
Plus rien je te le jure nos fils sont tranchés et nous filons déjà dans des mondes séparés
Plus de projet non plus que celui d'oublier qu'on a tristement cru qu'on aurait pu s'aimer
Plus de chaussures qui claquent plus de féminité et beaucoup de demain et de force à trouver
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Mercredi 23 janvier 2008
par mortenson

les lumières d'une ville te ressemble tellement
le problème de Paris dans ces tristes moments
est qu'elle éclaire si fort mon corps seulement
forcé à cet exil de toi bien tristement
Paris devrait s'éteindre et te laisser briller
jusqu'à ce que baisse la flamme que tu m'as allumée
ne me reste que le temps qui va réanimer
Et Paris entièrement qu'il faut réinventer
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Mercredi 23 janvier 2008
par mortenson
Ma joie est une mère aux mamelons arrachés,

Parfois furent des hivers un peu moins laids, parfois je me souviens comme c'était, parfois dès le réveil ça m'apparait, parfois je goutte encore  l'humidité. Juste au coin de tes lèvres comme la rosée, déposée par le rire  ou ta beauté.

Parfois furent des hivers un peu moins laids, parfois mes voix se taisent  comme  blessées. Les mots que j'envoyais à tes doigts de pieds, parfois ils tournent encore sur l'oreiller. Parfois la danse belle que tu faisais, se rappelle à elle-même pour me blesser.

Cette fois dans ma bêtise j'ai oublié que n'importe quelle femme peut me tuer.

Parfois dans ma rêverie j'aime à penser que je ne suis plus l'homme que j'ai été et que privé de lait les enfants vont.

Ma joie est une mère aux mamelons arrachés
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Jeudi 17 janvier 2008
par mortenson
Heureux pantin  qui va qui danse et ses fils amoureux qui lui donnent sa grâce. Une fois coupés, son corps n'est que du vieux chêne
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Mercredi 16 janvier 2008
par mortenson

Allumez dans le ciel les mots que j'ai placé. Qu'elle puisse comtempler là où elle s'est cachée. Les mots en explosant disent bien mieux que moi comme je me suis trompé. Faire exploser la lune, ses terribles mensonges et lui promettre bas que je ne l'aimerai jamais. La respecter entière jusqu'à cracher l'amour l'extraire de mon corps comme une balle brûlante. Respecter ses silences et ses absences justes si elle me dit seulement qu'elle mérite ma confiance. Savoir qu'à toute heure elle existe autre part, savoir que son coeur promène un peu de moi. C'est tout ce qu'il me faut pour avancer encore.

Et puis ces quelques mots qui si elle les lisait lui diraient simplement combien je veux vraiment
la garder dans ma tête au moins quelques minutes ou peut-être des mois  tout à côté du moi. Juste de moments doux, de fragiles soupirs. Je quitte mes quartiers où régnait la torpeur.
Au revoir romantisme, dramaturgie de mise je me vais dans la vie et j'oublie tes sirènes. Car l'appel de Julie est plus tendre que le tien et pour elle je peux terrasser mes ardeurs et vivre enfin..... Calmement.
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Mardi 15 janvier 2008
par mortenson
Les herbes courent sur mes journées. Là où je marche déraciné sans bien pouvoir leux expliquer. Celle que j'aime un peu trop fort manque à l'appel du réconfort. Elle a pris peur en me voyant entièrement nu à sa merci. J'ai un peu peur moi aussi
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