Dimanche 27 janvier 2008
par mortenson
Cela fait trop longtemps pour te dire quelque chose
dans mon pays, ma tête, le temps n'y change rien
Et dure cet instant depuis toujours bientôt
Un mot s'est suspendu au coin de ta parole
Il était dur et dure encore dans ma caboche
Une oreille m'est tombée et puis ce fut le reste
J'attend dans ce terrier que tu viennes m'y sauver
Remonte-moi ma douce
Des hommes courent encore après le train du sud
Ton prénom ou un autre, les femmes sont les mêmes
Pour moi elles sont la mer qui m'éloigne du phare
Elles sont l'animal doux moins féroce que l'autre
Pour moi si dangereux que je m'en cache encore
Dimanche 27 janvier 2008
par mortenson
Le corps coulant d'une couleur
La mienne ! Claire !
Tu vas devant
Le coeur suintant
d'un seul auteur
Ma plume chère !
Tu m'entreprends et elles m'attendent
Ma vérité se brûle dans la raison des autres
Mercredi 23 janvier 2008
par mortenson
Plus de chaussures qui claquent, talons dans l'escalier . Plus de pour moi elle rit et de même elle écrit. elle ne voit plus en moi tout ce tas de joli. Plus de "elle pleure avec" , plus de "je
dors serre-moi"
Ma main de sa poitrine ne garde que le vide
Plus de "si je la tiens elle ne partira pas" murmuré pour moi dans un mensonge dur
Plus de son caractère, ses rires, ses secrets
Plus de toute sa personne
Plus ne résonne
"Est-ce que tu m'aimes un peu" qui caresse la nuit, les mots sont accrochés mais pas ceux qui les disent
Plus de musique surtout, elle me donne la nausée, comme c'est toujours terrible d'être étranger chez soi
Plus de "comme elle est belle" je n'en ai plus le droit
Plus rien je te le jure nos fils sont tranchés et nous filons déjà dans des mondes séparés
Plus de projet non plus que celui d'oublier qu'on a tristement cru qu'on aurait pu s'aimer
Plus de chaussures qui claquent plus de féminité et beaucoup de demain et de force à trouver
Mercredi 23 janvier 2008
par mortenson
les lumières d'une ville te ressemble tellement
le problème de Paris dans ces tristes moments
est qu'elle éclaire si fort mon corps seulement
forcé à cet exil de toi bien tristement
Paris devrait s'éteindre et te laisser briller
jusqu'à ce que baisse la flamme que tu m'as allumée
ne me reste que le temps qui va réanimer
Et Paris entièrement qu'il faut réinventer
Mercredi 23 janvier 2008
par mortenson
Ma joie est une mère aux mamelons arrachés,
Parfois furent des hivers un peu moins laids, parfois je me souviens comme c'était, parfois dès le réveil ça m'apparait, parfois je goutte encore l'humidité. Juste au coin de
tes lèvres comme la rosée, déposée par le rire ou ta beauté.
Parfois furent des hivers un peu moins laids, parfois mes voix se taisent comme blessées. Les mots que j'envoyais à tes doigts de pieds, parfois ils tournent encore sur l'oreiller.
Parfois la danse belle que tu faisais, se rappelle à elle-même pour me blesser.
Cette fois dans ma bêtise j'ai oublié que n'importe quelle femme peut me tuer.
Parfois dans ma rêverie j'aime à penser que je ne suis plus l'homme que j'ai été et que
privé de lait les enfants vont.
Ma joie est une mère aux mamelons arrachés
Jeudi 17 janvier 2008
par mortenson
Heureux pantin qui va qui danse et ses fils amoureux qui lui donnent sa grâce. Une fois coupés, son corps n'est que du vieux chêne
Mercredi 16 janvier 2008
par mortenson
Allumez dans le ciel les mots que j'ai placé. Qu'elle puisse comtempler là où elle s'est cachée. Les mots en explosant disent bien mieux que moi comme je me suis trompé. Faire exploser la
lune, ses terribles mensonges et lui promettre bas que je ne l'aimerai jamais. La respecter entière jusqu'à cracher l'amour l'extraire de mon corps comme une balle brûlante. Respecter ses silences
et ses absences justes si elle me dit seulement qu'elle mérite ma confiance. Savoir qu'à toute heure elle existe autre part, savoir que son coeur promène un peu de moi. C'est tout ce qu'il me faut
pour avancer encore.
Et puis ces quelques mots qui si elle les lisait lui diraient simplement combien je veux vraiment
la garder dans ma tête au moins quelques minutes ou peut-être des mois tout à côté du moi. Juste de moments doux, de fragiles soupirs. Je quitte mes quartiers où régnait la torpeur.
Au revoir romantisme, dramaturgie de mise je me vais dans la vie et j'oublie tes sirènes. Car l'appel de Julie est plus tendre que le tien et pour elle je peux terrasser mes ardeurs et vivre
enfin..... Calmement.
Mardi 15 janvier 2008
par mortenson
Les herbes courent sur mes journées. Là où je marche déraciné sans bien pouvoir leux expliquer. Celle que j'aime un peu trop fort manque à l'appel du réconfort. Elle a pris peur en me voyant
entièrement nu à sa merci. J'ai un peu peur moi aussi
Samedi 5 janvier 2008
par mortenson
Sous l'orage qui passe
mon amour tient bon
Le vent qui me pourchasse
Abîme mon caban
Mais les vagues fracassent
Tout autours de nous
Et si le barrage casse ?
Si nos mensonges lachent ?
Si l'ocean répands
ses flots sur nos traces
Si le barrage casse
Mademoiselle Duras ?
Même les plus tenaces
des barrages se cassent
Mademoiselle duras
Samedi 5 janvier 2008
par mortenson
Par contre
Le tic-tac de ta montre tout près de mon oreille
Les couleurs dans tes yeux quand tu me regardais
le film que tu montres en noir et blanc par contre
les "je t'aime" avortés pour ne pas se blesser
Les yeux que je derobe pour ne pas te montrer
Ma guerre désespérée pour te faire aimer
Par contre
je ne les regrette pas
Samedi 5 janvier 2008
par mortenson
" Et dans ces moments là, la fille à qui je pense est blus belle que toi"
Aujourd'hui le renouveau, l'hiver donne du redoux.
Et ce que je ne dis pas dilué dans le torrent du temps. La peur et les maux un peu avalés, prêts à prendre à nouveau ma douche de galets. Des poux à l'intérieur de ma tête et
des animaux noirs volants. Mes amis qui jamais ne me cèdent ne serait-ce qu'un gramme d'abandon. La chance de les avoir tous autours de moi a eu raison je crois, du charabia infect que je
répands parfois.
Avoir eu peur de sentir à nouveau.
La sensation de cette lumiere entrée par les volets, ouverts sans prevenir sans grincer. Brûlant un peu peut-être tant et si bien que la panique gagne tout les recoins de l'ombre.
Comme les tuyaux qui toussent quand ils n'ont plus, eux, d'eau. Le coeur est une mécanique qui se grippe si vite.
Et le martin-pêcheur qui plonge dans ma vie.
De temps en temps qui vient près de moi s'endormir.
De lui je ne parle pas il m'est sûrement trop cher.
"
Selon ma propre expérience, la force m'est venue d'abandons et de soustractions, plutôt que d'ajouts"
J. Harrison De Marquette à Veracruz
Vendredi 4 janvier 2008
par mortenson
lorsque je me parle à moi même il y a ce larsen déchirant. En circuit fermé rien ne sort plus et les douleurs se bouclent jusqu'à devenir le fond même des choses. J'ai
peur à nouveau.
Aucune raison n'a sur moi le dessus juste le bouillon pourri d'où je me suis construit inlassablement présent.
La naiveté des autres moments est touchante et je ne veux pas les perdre mais l'on ne peut pas vivre avec un feu sauvage.