Lundi 24 mars 2008
par mortenson


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Lundi 24 mars 2008
par mortenson

De la buée, traces des ombres
, tant plus voulues qu'elles m'effrayent
c'est dans ces moments là que j'ai peur du sans toi
Ces immenses visages de tout ce je que rate
ces immenses virages que je ne sais pas prendre
J'ai peur comme un enfant qui sait pertinemment
que sa mère ne peut plus

Ecris-le moi seulement que j'en sois convaincu

( je parlais à la femme qui ne connait pas l'amour
j'ai peur des gens qui croient que l'amour n'est pas )

Ecris-moi le non-amour ou j'ai laissé ta vue. Décris-moi le monde où tu vis sans amour
Dis-moi qui te fait rire, qui regarde la nuit, ma dernière cigarette, ton pouls ne pas se fendre, qui regarde tes danses dignes de tes 15 ans, ta superbe ? ton immense ? la beauté de tes goûts ?
Qui connait l'abricot le plaisir qu'il te fait ?


Si l'une d'entre vous mesdames se sent  de caresser mon âme

qu'elle me le fasse savoir
car j'en suis là où j'érrais depuis ce tristement : Hivers
J'attends un peu d'amour, un petit pas grand chose de quoi tenir les jours à distance respectable





J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui...

A. de Musset




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Jeudi 20 mars 2008
par mortenson




"Ton prénom n'existe plus que le linceul auquel je pleure"
Ce que tu peux manquer de tout ce que de moi j'ai encore à donner

Mes amis qui se brûlent un peu partout ailleurs
La tristesse qui cumule, que les heures ne touchent pas
La faiblesse de mon coeur  pour ce qui est de toi
Après des mois le même état des lieux s'impose
l'endroit  que je te rends  est empli de ma prose
" ce que je t'aime" pour simplifier
" ce que je t'aime " est, j'en suis,  de moi-même, le premier étonné
Etoile plus même touchable de ce  j'ai au corps
Au coeur responsable de ce tapage sonore
l'amour qui se meure j'aimerais le tuer

Crois-moi jeune princesse comme j'aimerais laisser
cet état de moi-même où je suis à t'aimer



"Ton prénom n'existe plus que sur ma seule unique peur
à laquelle j'adonne, à laquelle je pleure "
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Dimanche 16 mars 2008
par mortenson



« Je vais taper ces mots » se dit-il le peigne encore flottant de ses rêves. Il en était heureux et ses genoux bougeaient comme des truites. La truite d’un autre ailleurs bougeait comme des genoux dans un lac si profond qu’on ne voyait pas son fond. Et malgré tout ça l’histoire se formait derrière les mots. Et quelques imbéciles qui l’avaient bien compris se disaient d’une seule voix « la truite comprend derrière les mots" et ce fut tout.
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Samedi 15 mars 2008
par mortenson


Le temps a bien roulé

Pris dans ton souvenir
des jours sont éboulés
énormes à reconstruire

En premier cette nuit
au long de ton échine
j'ai découvert l'ardeur
que tu mets à aimer

Mes jours sont en danger
sous les secousses de toi
cet immense chantier
se reconstruire de toi



Le temps a bien roulé

Pris dans ton souvenir
des jours sont éboulés
énormes à reconstruire
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Mercredi 12 mars 2008
par mortenson
Il existe une femme dont je suis tombé, comme elle était immense je suis tombé de haut. Tout là-haut j'avais posé de l'amour. Je ne sais pas bien ce qu'elle en a fait. Si elle savait me lire je lui ecrirais ceci:


Tu sais ça n'a pas marché, tu sais tu me manques toujours.
Les huit cents fois où j'aimerais être en toi
Quand il fait beau pour se promener et prendre un thé au musée de la vie romantique où je devais t'emmener.
Quand il fait nuit pour être sur mon lit et regarder un film peut être t'expliquer ce que que j'y trouve de beau.
Le matin au réveil tout simplement.
Ça n'a donc pas marché cette superbe idée que tu as eue, qui disait que le temps remettrait les choses à leur place , elles sont à leurs places :  moi qui devrais être près de toi
C'est bien pour ça que j'ai toujours autant envie de te voir.
J'aimerais reprendre à l'endroit pile où l'on a abandonné.
Tu sais ça n'a pas marché,
Tu sais tu me manques toujours.
Peut-être que je te manque parfois, peut-être que tu penses à moi, à ce qu'on pourrait faire.
Peut-être mais sûrement pas. Peut-être mais sûrement pas...
Me répondras-tu ou mes mots vont-ils se perdre seuls et sans sens ?
La vie parfois va contre l'évidence, et ma place est le plus près de toi possible: tout contre toi.
Tu sais ça n'a pas marché et tu me manques toujours Jolie"

Bien sûr le prénom fut remplacé par "Jolie" pour plus d'anonymat.
Bien sûr ce n'est pas très intéressant, ni pour elle ni pour vous mais juste pour moi.
Bien sûr on a l'amour que l'on mérite, je dois être un bel enculé alors.
Bien sûr il y a bien plus beau, bien plus grand à dire.
Bien sûr il y a plus fort aussi mais je ne suis pas sûr qu'autre chose compte plus pour moi que cet amour que je m'évertue à ne pas trop répandre par les trous béants de mon envie des autres.
Bien sûr il y a l'amitié
Bien sûr il y a la beauté
Bien sûr elle existe peut-être toujours celle qui ne me lit pas.
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Mardi 11 mars 2008
par mortenson


Pour ne plus écrire, pour ne plus dormir chez l'ami l'autre celui du train.

Sur le rail file l'idiot.

Pour ne plus être celui du triste, celui du rien, celui chez qui peut-être il ne se passerait rien. Pour ne plus avoir à dire l'amour à une femme sans qu'elle ne comprenne la moindre lettre de mon langage. Pour ne plus avoir à sortir une femme de mon coeur ni personne d'ailleurs: privés de sortie les gens que j'aime !
Pour ne plus écrire les mots qui font si mal aux doigts, qui s'accrochent au corps. Au corps tellement l'âme se ressent ici bas. Pour ne plus avoir à avaler des serpents repentis en lézards mais tout de même gros comme mon poing. Pour qu'on ne pose plus la main sur moi comme sur un triste ours en peluche dépenaillé, comme sur un objet de brocante trop échangé, comme la langue sur un verbe trop utilisé. Aimer. Pour ne plus jamais avoir à l'écrire. Pour ne plus m'endormir dans mes endroits secrets au milieu de la foule. Pour ne plus avoir à dire que je suis vivant

" je vais bien ne t'en fais pas"
"Mes amis étaient là
ils sont partis maintenant
je crois que ça ira"

Pour ne plus blesser personne, ni elle ni moi. Pour que l'on découvre ce que j'ai tout de même de joli à donner. Pour l'amour de tout et pour ne plus tomber. Pour ceux d'entre vous qui comprennent mes mots. Je voulais vous donner ces quelques mots.



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Samedi 8 mars 2008
par mortenson


Voyage dans le temps que je perds à rever
voyage sur ces instants où flotte ma pensée
voyage en ce pays où je ne peux plus aller

Voyageur immobile et joie déracinée


giacometti.jpg

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Samedi 8 mars 2008
par mortenson


"il l'aimait. Cet amour le ravageait d'autant plus qu'il précédait la connaissance de l'amour. C'était un mal vague, intense, contre lequel il n'existe aucun remède, un désir chaste sans sexe et sans but."


J.Cocteau les enfants terribles
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Samedi 8 mars 2008
par mortenson


Bromure de sodium
et courtes pensées furent
éclaire donc la diode
dont les fils s'entachent

Voyageurs indicibles
improbables amis
touchés d'un même jet, d'une même folie
mes amis  pour nous même protégeons-nous de nous
j'ai vu dans ce journal des gens si loin de tout
que j'ai eu mal à l'âme et un peu peur de tout
comme c'est toi qui me manque je ne dirai rien du tout

Voyageurs possibles
êtres, hommes incertains
l'humain que je fréquente
ami ou bien concept  plus porteur de moi
coureur paralysé par le coeur qui me tient
voyageurs !
J'en appelle à vous
mes amis je vous aime
et jamais ne bougeons de nos tristes échecs
Nous sommes amis et plus
cette femme qui entame la croûte du moi être
résonne et puis se tanne à me voir paraître
Voyage comme dicible dans le fond de nos têtes
mes amis je vous dis et priez-moi l'écoute
nous sommes les voyageurs immobiles
et grand mal nous en soit

Les voyageurs immobiles
et grand mal nous en soit




ethidium.jpg
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Dimanche 2 mars 2008
par mortenson




J'étais venu te dire combien le jour attend
avec moi le moment où tes pas escaladent mon léger escalier
S'affole alors un peu mon coeur et ma tendresse.

J'étais venu te dire combien la nuit attend
le moment si parfait où tes yeux ouvrent au monde le vert de leur beauté.
les matins si splendides à l'odeur du thé, de ton corps mouillé

J'étais venu te dire combien l'amour me perce,
fait de trous dans mon corps d'où coule un nectar doux
remonte mon échine, me met le rouge aux joues.
L'abricot que tu aimes je le ressens partout

J'étais venu te dire, te faire la promesse
Combien de tes deux mains je ferai mon asile
et protegé du vent j'y vivrai en exil
expatrié de moi et couvert de toi

J'étais venu te dire combien dans une journée
 Me manque cent fois le temps de pouvoir te penser
Chaque morceau de corps est un morceau aimé

Combien de tes paroles j'ai rejoué le film
Combien de tes cheveux j'aime à suivre le fil
Qui nous raconte heureux dans une toute autre ville

J'étais venu te dire cet espace dans mon corps
et le goût dans ma bouche qui  rappelle tes seins
n'est-il pas le fruit de l'amour que je tiens ?

J'étais venu te dire ce que je ne dis pas bien
Mes mots sont si légers quand la chose est si grave
Ce que j'aimerais te dire ne se dit que de rien
Mes mots ne depassent pas l'écorce de ton être
J'ai peur de finir, que tu ne saches rien

Combien de mes tristesses as-tu chassé le fond ?
combien de mes errances épargnes-tu ma vie ?
Combien je me sens grand quand tu traînes par ici

J'étais venu te dire je t'aime simplement
un peu trop fort sûrement un peu trop tristement

J'étais venu te dire que je te donne ma vie
mais je t'ai vu partir au loin avec mon coeur
J'étais venu te dire mais j'ai eu bien trop peur

J'étais venu le dire, j'ai peur de mourir
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Samedi 1 mars 2008
par mortenson


La musique s'étale dans un dimanche lent
La musique m'étend dans un  dimanche pâle

Sale décembre

L'ennui n'est que la fève de mon acte de vie




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Samedi 1 mars 2008
par mortenson
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Samedi 1 mars 2008
par mortenson


Les fortes frasques lunes mon stylo enfumé

Le rouge nous parfume de volutes ébranlées

Parfois, je vois la lune se caresser les pieds
Les odeurs qu’on enfume
se portent à l’oreiller
Cette fraîche, fraîche brune qui vint nous caresser

Magnifie et consume le derrière de l’été

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Samedi 1 mars 2008
par mortenson

Et dans un dernier souffle rendre grâce à l’amour,
à la beauté des fées, à l’odeur d’un été.

Rendre belle la paresse, épargné par l’envie de te servir d’ habit.

Rendre triste une déesse de t’avoir trop aimée


Comparer sans tricherie, le bonheur et l’ennui. Accaparer l’esprit des chiens et leurs petits qui démarchent en sursis ,sur la scène pilotis, des bonheurs de la vie.
Dans la ville Boétie

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Samedi 1 mars 2008
par mortenson

Dans les choses pragmatiques je me perds
dans les bras oniriques j'ai mes repères



 

 

Faire des ronds dans le ciel

Les mains plantées dans l’eau

La fumée pour drapeau

de la douceur de l’air

Se régaler du miel,

de la sève en fontaine

glissant dans les arcades

des doigts de mon plaisir

 

Faire des ronds dans le ciel

Assoupir le temps court

qui dure avant le jour

Sous le pied des cinq sens

se trouve l’effervescence

Que chérit la fumée

Qui languit nos soirée

 

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