Mercredi 30 avril 2008
par mortenson

"Et j'entendais le bruit qu'il aurait dû y avoir si j'avais mis en pratique l'idée, qui m'était venue tard dans la soirée du 28 et que je pensais alors rendre réelle. La longue plainte pénétrante et docile de la chute  de 500 hommes sur 500 mètres dans un même corps. Cela faisait le bruit d'une carpe...."
Jean B. Moi

... Aurait-il pu écrire !
 Pas envie d'écrire de grandes phrases habitées et sérieuses.

Envie d'été
Marre de me plaindre, marre de chialer.

ou juste ça pour justifier certains moments de moi:

"Celui qui se transforme en bête se délivre de la souffrance d'être un Homme."
Hunter S. Thompson Las vegas parano
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Mardi 29 avril 2008
par mortenson
J'avais écouté chacun de tes mots pensant te les rendre un jour, magnifiés de plusieures années d'amour. J'avais cru comprendre le soupir léger qui animait tes baisers. Comme  j'ai cru perdre mes amis à force de trop t'aimer. Comme j'ai cru que l'on me faisait naître à nouveaux lorsque sortant de toi, je vis la mort en face, me rappeler combien ta proximité m'était fragile. Je me souviens encore chacun de ces mots. Nick Cave, concert, Nina Simone, courtoisie. Arrêter les mots. Je voudrais les brûler mais rien n'y fait, "j'ai voulu voler pas voulu marcher". Lâche-moi, laisse-moi, lasse-moi, arrache-toi de moi car je ne supporte plus les fantômes de tes noms, de ces fleurs , de ces dimanches ensoleillés que j'ai sûrement inventés. Plus rien de toi ne doit bouger en moi sous peine de m'effondrer, à nouveaux. Je ne supporte plus ton idée je te hais au moins si fort que je t'aime. Et je pleure encore juste pour toi , par toi et avec toi.

Repose-moi maintenant j'aimerais partir loin de toi

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Mardi 29 avril 2008
par mortenson
voici les mots encore que j'aurais aimé donner


Elle l'aimait, il l'aimait, cet état de fait établi et passée la terreur de pouvoir aimer dans le vide, il ne lui restait que la crainte de naviguer entre son sexe, ses baisers, ses réveils,son rire, ses idées, la facon dont elle peignait les mots dans le ciel à l'aide de ses mains. La crainte terriblement unique de savoir que l'on aime et que tout peut s'éteindre. Il l'avait laissée lassive et l'attendait pensif.


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Mardi 29 avril 2008
par mortenson
" Merci aux mois sans têtes que j'ai su traverser. Merci à celle d'être ce que je souhaite aimer. Merci celui qui jongle tout à côté de moi et la troupe qui le suit une dernière fois. Merci, merci la joie, de t'être retirée, merci comme pour moi à tout désespérer."


résonne en suite ceci:



"Ecorche, coque de moi
décroche nos poings de toi
Amour sans que m'y suive
le monde brûle de toi
toujours un peu de moi
peut-être encore en toi
En traduisent sept lignes

Qui firent taire les débats"


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Lundi 28 avril 2008
par mortenson
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Lundi 28 avril 2008
par mortenson

Restes du japon:  des souvenirs un peu brouillons et ASADA HIROSHI



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Lundi 28 avril 2008
par mortenson


à lilly

lilly ma douce plainte, remplaçante de femme
il pleut sur mon rêve et mon ange est voilé
des gouttes, perles d'amour éparse mon parquet
Quel est ce qui en moi voudrait se retirer
au coeur que j'ai parfois à vouloir le tuer ?
Quelques cadavres à moi flottent dans mes idées
quand le jour finira je les aurai chassés
ou serai dévoré




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Mercredi 16 avril 2008
par mortenson
Pendant que je suis au japon il faut aller voir ici
si Innipukinn veut bien écrire plutôt que de filmer des filles nues
retour le 30 avril

J'attends Kurosawa



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Mercredi 16 avril 2008
par mortenson

Ce matin j'ai eu comme une vision :
co
mme quand j'ai su pour la  première fois l'impression entière complète et magnifique que quelque chose de moi pouvait battre ailleurs qu'en moi, privé de moi, et aussi fort qu'en moi
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Mercredi 16 avril 2008
par mortenson














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Mercredi 16 avril 2008
par mortenson
La porte claque enfin. C'est la fin et cela fait vide. Quelque chose est tombé ou bien quelqu'un .
La porte est claquée et déjà elle résonne au point d'étouffer ma raison.
Le  vide glisse sur les murs trop blancs et je ne bouge pas.
A mes pieds : mon corps, ma vie ! Ils sont là
et tu pars, tu marches.
Ailleurs , sans moi tu tiens debout, sensée, sevrée déjà de nous.
Tu tiens là où je m'effondre, seul, dans le noir

Mon savoir n'est plus tien !
Tiens, je te le laisse je n'en ai plus besoin

Le corps te dure encore sans que je n'y ai rien fait
Tu l'utilises alors à te faire perforer. Des trous dans chaque nuit
Des trous pour chaque jour d'où coule ton souvenir de moi
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Mercredi 16 avril 2008
par mortenson
N'ai-je rien serré si fort que ce verre d'encore ?
la même poésie pour un même retour
le corps avant la tête si je trouve mon lit
N'ai-je rien serré si fort depuis ce vieux décembre
que ce verre ce même ?
L'ai-je serrée  assez fort au moins sans la briser ?

Car elle aussi, comme le verre, me fait des mains des trous
et un doute de demain

Ne finis pas ce verre il t'appelle trop loin
toujours ces mêmes vers et puis depuis plus rien
Depuis ce vieux décembre

Tu es morte, moi  avec
je n'écris pas...
je pleure


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Mardi 15 avril 2008
par mortenson


Rivane Neuenschwander. Zé Carioca no. 4, A Volta de Zé Carioca [The Return of Zé Carioca] (1960) (Edição Histórica, Ed. Abril) (detail). 2004. Synthetic polymer paint on comic book pages, thirteen images, each 6 1/4 x 4" (15.9 x 10.2 cm). The Museum of Modern Art, New York. Fund for the Twenty-First Century. Copyright 2007 Rivane Neuenschwander



Et la baignoire qui goutte mon amour qui coule
le fond d'une journée au creux de cet hiver
une fille en acier et ses cheveux d'hier
La baignoire qui coule, mon amour des gouttes
tombent sur nos pensées des iris bleutés

Cette fille enlacée dans une prière à moi

de mes mains des douceurs qui n'appartiennent plus
à d'autres que la douleur
Cette fille plantée comme mon assassinat
dans mon sang la beauté qu'on me fait avaler
que j'avale toute crue que j'avale au kilos
mon non-sens impetueux et mon pauvre respect
d'amour propre, plus rien pas de quoi le laver !
Soir d'été, fenêtre douce, mon amertume qui les repousse


Et la baignoire qui goutte qui me dit chaque fois
que le jeu se finit
la solitude
le choix que pour nous deux tu pris
incapable que j'étais de te faire croire à deux

Fini de jouer
et cette putain de baignoire qui ne fait que saigner
malgrè les 300 tonnes de ce que je me mets

cheveux mouillés

mensonges à mes amis, leurs vérités
je suis une phrase confuse, une blague mal amenée
Et j'ai des mots pour vous, des mots à en crever
le seul que j'aimerais pouvoir prononcé
tout le monde le sait tout le monde le tait
attention à moi même s'il te plaît
aime-moi pour deux je ne sais plus le faire
et ces putains de mots dans une triste baignoire
dans un studio plus beau que l'homme qui s'y endort
dans une rue facile dans un monde incertain
où rien pour moi n'est dit si ça ne parle d'amour

Et la baignoire qui goutte qui épelle ton nom
d'ici cinquante gouttes je dormirai sûrement
pour le grand bien de tous
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Lundi 14 avril 2008
par mortenson


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Dimanche 13 avril 2008
par mortenson



Je me souviens le vol de son enfance

Comme si je les avais vues l'arracher à sa propre vie
Je me souviens le vol de son enfance
Leurs silhouettes trop noires pour qu'elle ait une chance
Tout ce que je lui dois depuis petite fille volée qui n'a jamais grandi


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Dimanche 13 avril 2008
par mortenson
un dimanche pareil on irait au jardin
l'enfant rigolerait porterait pour demain
un dimanche pareil je toucherais tes seins
la bouche encore humide tu me ferais du bien

Un dimanche pareil on irait au café
tu me dirais les choses qui te sont arrivées
je te dirais les mots qui me sont apparus
les mains proches l'une de l'autre et nos yeux pour asile

Un dimanche pareil on irait au musée
prendre un peu de l'amour qu'ils y ont exposé
puis en rentrant ce soir on se le partagerait
un dimanche pareil et je veux bien rentrer

un dimanche pareil n'existe qu'au fond de moi
Mes dimanches sont les mêmes et ne veulent pas de moi
Quelle est celle de mon rêve qui me sauvera de moi
je l'attends c'est pareil, que de se dire je meurs.
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Samedi 12 avril 2008
par mortenson



Décidé d'arrêter de raconter des conneries
Plus de poésie plus de "j'aimais"
je veux des mots simples et forts
toujours un peu sur la corde raide
les images de toi et toutes mes frustrations
tu ne sauras jamais que j'étais derrière toi
ma fiancée volante, ma belle, mon émotion
perdu, le flux vivant de tout ce que nous faisions
" j'ai un peu peur pour ma santé mentale tu sais"
c'est pas normal d'aimer si fort
Plus envie de mentir, ni de poésie d'ailleurs
Toujours un peu partis
le monde que je te donnais pèse si lourd sur Paris
je voulais en fabriquer un pour que tu te glisses dedans ta main dans la mienne
Je voulais te faire un monde et te l'offrir, restent des morceaux partout,
des affiches, des couleurs que j'avais posées
Elle sont perdues maintenant
et Paris ne veut plus de moi
Partir vivre au calme la campagne m'attend
j'ai tellement mal pour mes amis
j'ai tellement mal c'est pas permis
toujours un peu écorché
les traces de l'assassin mon enfance tuée
le cadavre de toi qui flotte dans mes idées
je t'ai vue aujourd'hui vivre pleine de fleur
tu ne sauras jamais que j'étais derrière toi
et heureuse simple comme le monde que j'aimerais
tu prenais le métro
j'ai comme une grande envie qu'une femme me dise je t'aime
mais comme c'est pas permis d'être amoureux
" Faut pas que le mal revienne"
Et mes faux pas non plus, au dessus du vide ça pardonne pas
Comme ça vous détruit ces "quelques fonds de l'âme"
J'ai toujours une peur mais plus vraiment pour moi
 pour les autres
je vous aime trop c'est pas permis j'ai bien trop peur qu'on me retire ce que j'appellerais mon permis


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Samedi 12 avril 2008
par mortenson
Femme caresse-moi
dans tes bras je musique
j'ecoute le
Valhalla faire de moi une image
j'entends le loin courrir venir me cabosser
j'ai peur et je délire de t'avoir trop aimée
femme caresse-moi rends moi toute ma beauté
tout ce coeur que je donne, ma vie escamotée
tout le corps que je pleure ma vie accidentée
excuse mes paresses, ami de satieté
j'innonde ton ivresse de ma triste suée
Femme caresse-moi
rends moi enfin l'unique
l'idée qu'on puisse m'aimer me parait impudique
femme ma maman
rends-moi la vie que je place devant

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Jeudi 10 avril 2008
par mortenson
impossible de dormir si tu parles si loin, éternelle franchise, je ne vais pas si bien. Impossible de dire aussi haut où je tiens l'image  un peu froissée du roux de tes cheveux. J'écoute un peu leurs rires pour souvenir le tien.

J'ai un peu honte aussi si elle savait le mien. Femme d'une rencontre à qui je parle déjà je ne connais plus ton nom mais je t'aime en tout cas.
Remplace la triste femme que j'avais posée là, prété tout mes bijoux et volé mon émoi. Remplace la triste fille qui n'était que de joie malgré tout ces étés elle n'était que du froid.
Ecoute mes mots se tordre devenir laids pour toi ,
comme je gâche tout
 comme le monde est pour moi, un bien triste baril,
un bien faible battement.
Comme je me trompe sur chaque femme depuis celle, ma maman,
qu'a-t'elle fait là ?

Rien à dire
rien à dire et un peu de vent
mon écriture d'étable je te la rends
bien sincèrement



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Jeudi 3 avril 2008
par mortenson

Just somebody that I used to know.


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