Dimanche 12 août 2007
par mortenson
"Mais alors ils s'en allaient, dansant dans les rues comme des clochedingues, et je traînais derrière eux comme je l'ai fait toute ma vie derrière les gens qui m'intéressent, parce que les seules gens qui existent pour moi sont les déments, ceux qui ont la démence de vivre, la démence de discourir, la démence d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller ni sortir un lieu commun mais qui brûlent, qui brûlent, pareils aux fabuleux feux jaunes des chandelles romaines explosant comme des poelles à frire à travers les étoiles et, au milieu, on voit éclater le bleu du pétard central et chacun fait: "Aaaah!""
J. Kerouac Sur la route
Dimanche 12 août 2007
par mortenson
La marée qui savance
En mon étrange corps
Retourne ce que je pense
Comme des cartes a jouer
Est-ce la lune la haut
Qui moffre une vision
Mon corps joue les jeunes filles
Que le monde courtise
À marée haute je vois
Distinctement lamour
La marée haute qui va
emporte tous nos jours
Dimanche 12 août 2007
par mortenson
Au fond, près du rideau
Ou tombe le soleil
Se réunissent les mots
Que tu mas dit la veille
Ils virent troubler leau
De nos années qui gouttent
Et bruyamment se cassent
En un terrible doute
La question qui sécrit.
Sur mon mur brûlant !
« Suis je toujours celui
Qui te promis son temps ? »
Et va de cette colle
Du salon vers le lit
Mon corps qui saffole
Papillon abruti !
Tes choses me font leffet
Dun terrible filet
ou lon ne voit quimpuissant
sécouler, sen aller
la marée