Jeudi 29 décembre 2005
par mortenson

 

 












Mon voisin n’aboie plus
Et le chien pour un rien
La vaisselle ne dors plus
De ne pas voir tes seins
Les rideaux ne rient plus
Plus n’est ivre ton vin
Et le sevrage vénale
A fait le lapin nain
Ton départ brutale
Rend nos jours incertains
le soleil s’épargne
De briller dans le coin
A peine éclaire t’il
Nos terribles matins


Les matins où n’est rien !

La commode m’a dit
Ce qui ici, ce dit :
Une chaise est partie
Et j’ai trouvé aussi
un petit paquetage
qui je le crois présage
du départ imminent
de notre beau divan
La tapis à vomi
Et le chat déprimé
perd son poil polie
et sa tronche de minet
Plus rien ne semble ici
Résolue a passer
Ni le nœud dans ma gorge
Ni le temps effilé
Ni ton vieux soutient gorge
Ni l’amour latent
La maison ne vit plus
De ne plus être tienne
Et le pain ne grille plus
Comme alors nos matins

Oui nous sommes résolues
Nous partirons demain

Ta maison et ton homme
Qui t’aimons de chagrin

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Jeudi 29 décembre 2005
par mortenson

Max dort encore chez l'homme, max rêve encore mais il ne voit plus rien alors il meurt parce qu'il n'a plus rien à raconter. C'est nul mais c'est comme ca qu'on meurt au beau milieu d'une histoire sans avoir pu mettre les chaussettes rouges qu'on aurait aimé porter le jour de sa mort.
Alors max arrete tout. Il reviendra peut etre mais sans histoire à suivre. Voila
avant de mourrir, il a rêvé qu'il était heureux et c'est plutot une belle fin

FIN
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Mardi 27 décembre 2005
par mortenson

 

Jean et Mathias continuaient leur enquête. Ils harcelaient la national 152 comme des fantômes noctambules. Déjà cinq heures c’était passé depuis la dernière maison dans la quelle ils avaient puent rentrer. C’était la troisième fête de la soirée et depuis il n’avait rien trouvé à faire. Jean s’était endormi en renversant la bouteille de whiskey. Mathias grisé par la troisième bouteille de vodka avait poussé la voiture jusqu’au bord de l’eau et si il ne l’avait pas fait basculé c’est parce que Mathias y dormait gentiment. Mais l’heure était l’heure et il était temps

Jean gara la voiture prés d’un distributeur de saucisses. Il en prie deux au gingembre et une chipolata pour Mathias. Il repensa à la deuxième fête ou ils étaient allés. C’était une grande maison bourgeoise que l’on aurait volontiers située à la campagne si elle n’était pas en plein centre ville. La maison rappelait à Mathias la maison de sa grand-mère. Les gens par contre n’avaient pas eu le même effet ni sur Mathias, ni sur jean. Encore une fois ils avaient parlés à très peu de monde quelques connaissances, prit quelques renseignements mais rien de très concluant. Jean avait bien repéré une petite qu’il aurait aimé approcher mais elle ne semblait pas du tout s’intéresser à lui.

Jean se demander comment les gens se rencontre après la rencontre tout est évident, on se connaît depuis toujours, mais avant ! Si tout le monde n’aime pas les autres, ce qui semblait évident pour jean, et si chacun se fait peur pourquoi y aurait il rencontre ? Bref. Mathias proposa de retirer le « en » de leur enquête. Jean approuva et ils reprirent leur quête.

 

          

Dans la voiture il trouvèrent un ami à eux qu’ils ne connaissaient pas, il le gardèrent et partirent tous les trois. Jean demanda la liste à Mathias. Il ne rester plus rien sur leur liste et aucun programme n’avait été prévu. Ils se rendirent au magasin d’alcool et achetèrent quelque grammes d’alcool et trois fourchette chacun se servit et la soirée passa.

 

            Ils raccompagnèrent le troisième ami chez lui. Jean décida de se garer sur un parking où « peut être des gens vont passer ». Jean alluma la radio où l’on jouait une chanson d’il y a douze ans, alors que Jean n’avait que dix ans. C’était « Dont be so voluible with your mouth ». Jean pleura dans la voiture. La buée les protégeait de l’extérieur. Mathias n’aimait pas que Jean Pleure. Non pas qu’il n’aime pas voir les hommes pleurer pour une raison de testicule. Non il ne supporter pas de voir quelqu’un pleurer en général, il trouvait ça ridicule souvent il avait envie de rire quand quelqu’un pleurer. « A quoi bon pleurer c’est comme sonner à la porte d’un sourd » dit t’il sans bien controler le volume de sa voix. Mais lorsque des gens qu’il aimait pleuraient c’est de l’énervement qu’il ressentait. C’est pourquoi il ne supporta pas de voir Mathias pleurer. Il prit alors deux grandes décisions. Il exécuterait d’abord la première : Il ordonna a ses jambes de bouger ce qu’elle firent quelque minutes plus tard.

 

Il s’enfonça dans les bas fonds de la voiture s’en cesser de parler. Il avait vu faire ça dans certains films où il suffit de parler beaucoup pour que les gens ne meurent pas. Il revint avec un arrosoir qu’il jeta et un entonnoir qu’il conserva. Jean pleurait toujours presque secrètement, comme pleure les abeilles ou les hamsters. Mathias se glissa sur les genoux de Jean qui ne réagit que très peu. Il posa son entonnoir dans la bouche ouverte de gens. Alors il se baissa et ouvrit à l’aide des dents une bouteille de quelque chose qu’il versa dans l’entonnoir. Il vida la bouteille en chantant. «  Attention avec cette hache. Eugène ! ». Une fois la bouteille finit il retira l’entonnoir et regarda le visage de Jean. Il ne pleurait plus. Ca tête était penchée. Mathias parut satisfait et poussa Jean sur la place du mort et prit celle du bourreau : devant le volant. Il démarra la voiture et fit de la marche arrière jusqu’au centre ville. Il discuta avec deux policer qui faisait leur vocalises au bord de la route. Finalement il se gara devant un immeuble de fer au bout d‘une très longue et petite ruelle.



Il aimait venir ici quand il n’y avait rien d’autre à faire. Il se gara et tapa dans le coude de Jean. Jean avait sortis la photo de Pamela. Mathias fut amusé. Il pensa «  je crois qu’il a trop bu ». Jean sortait toujours la photo de Pamela lorsqu’il avait trop bu. Mathias lui même aurait volontiers sortis la photo de quelqu’un mais il n’en avait pas. Depuis qu’il avait cinq ans il cherchais partout une photo de sa mère pour la mettre dans son porte feuille mais il n’arrivait jamais à mettre la main dessus. Un grand vide résidait alors dans son portefeuille… Il y avait glissé un dessin de sa mère pour faire impression mais il était très mauvais. La lumière s’alluma enfin dans l’immeuble de fer. Mathias se souffla dans les mains et attrapa ses moufles.

 

        

 



La musique commença de s’échapper de la fenêtre en fer. Mathias pensa au vieil homme qui toutes les nuits jouait du piano dans sa veille maison de fer. Il jouait terriblement bien pensait Mathias. Il n’était pas très calé en piano mais si quelque chose de beau est bien, alors le vielle homme jouait terriblement bien. Il essaya d’imaginer l’intérieur de la maison. Les notes du piano s’échappaient haletante de la fenêtre et glissaient dans les oreilles de Mathias.

 

            Jean gargouilla. Mathias regarda la photo de Pamela : Jean chuchotait devant la photo. Mathias sourit à l’intérieur de sa tête et posa à Jean la question habituelle. «  Et mec, tu sais ce que j’aimerais » Jean tourna la tête vers Mathias le regard plein d’espoir. «  J’aimerais que tu me raconte comment c’était avec Pamela  ». Jean sourit 

 

 

«  Mais je veux tout savoir, comment tu l’as rencontré, comment elle respirait quand tu lui faisais de l’amour... Tout »

 

Ils s’enfoncèrent dans leurs fauteuils et Jean commença à raconter l’histoire qu’ils avaient vécue deux mille fois. Le piano les arrosait de musique et leurs souffles s’élevaient marqués de buée, dans l’espace réchauffé de la vielle Ford Buick 1958. Dehors le froid attendrit perdait un peu de son acharnement


 

 

«  Je crois que quand je touchais son ventre, sa bouche se mettait à sourire automatiquement. Tu vois ? Comme ci les deux étaient reliés. Et puis pareil je crois que sa respiration était reliée à ses oreilles parce que dés que je lui parlais doucement ou que je la tenais dans mes bras elle se mettait à respirer différemment, comme ci avant ce moment elle n’avait jamais respiré. Et moi aussi alors tu vois, je respirais différemment… »

 

Mathias attrapa la bouteille. «  Il paraît que quand on respire différemment on pense différemment. Comme les tortues par exemple. » Souffla jean sans bien réfléchir.

 

Mathias médita la dernière phrase de Jean. Il essaya de respirer autrement. De respirer comme une tortue.

 

Il vit alors dans le pare brise de la voiture la soirée qu’ils avaient passés et il n’aimait pas ca. Il senti un pincement au cœur. Jean et sa photo de Pamela lui faisait plus mal maintenant que pitié. Il attrapa une gorgée de Porto.

 

«  Je me demande pourquoi on fait ça ? » Demanda t’il sans le vouloir

 

«  Pourquoi on fait quoi Mathias ? »

 

Il ne répondit rien

 

«  Pourquoi on fait quoi Mathias ? »

 

La voix de jean tremblait. Il tourna la tête

 

Jean avait l’air énervé

 

«  Pourquoi on passe la nuit dans ta voiture, pourquoi on passe la nuit que tout les deux, pourquoi on fait croire que l’on s’aime bien ? »

 

Jean s’était redressé sur son siège

 

«  Pourquoi on est pas avec les autres pourquoi, on regarde la photo d’une fille que j’ai connue il y a trois ans ? »

 

Mathias hocha la tête

 

«  Parce qu’on a rien d’autre à faire Mathias, parce que tout le monde est comme ça, on fait ça plutôt que du golf, on fait ça plutôt que de mourir, on fait ça plutôt que voir le monde s’éteindre, on fait ça….  »

 

«  Plutôt que de baiser… » Proposa Mathias en rigolant un peu pour sortir le froid que jean avait réintroduit dans la Buick

 

«  Ouais… entre autre ».

 

«  Qu’est ce que tu veux qu’on fasse ? on va pas rien faire ? Tu sais pourquoi ? Parce qu’il faut continuer à chercher »

 

«  A chercher quoi ? »

 

« Bah quelque chose, on s’en fout mais l’idée c’est de ne jamais arrêter de chercher ? »

 

«  Qu’est ce que tu cherches toi ? » demanda Mathias en avalant une bouteille de Rhum.

 

«  Moi, je cherche Pamela ».

 

Mathias regarda jean maintenant totalement réanimé..

 

«  Et tu crois que tu va la trouver ? »

 

«  Non mais en cherchant il va m’arriver d’autre chose, peut être mieux que Pamela »

 

Mathias reflichit et finalement dit 

 

«  Peut être tu vas te faire écraser ou devenir banquier ? Ca serait bien ça ? »

 

Demanda Mathias d’un air sincère.

 

 «  Je sais pas c’est peut être bien. »

 

 

 

 

            La musique se tue quelque seconde.Mathias regardait la fenêtre de fer. Il recracha le bouchon de la bouteille de vodka.

 

« Moi je crois que je sais ce que je cherche. »

 

Jean l’interrogea du chef.

 

«  Une photo »

 

Mathias confirmait du chef ce qu’il venait de dire.

 

«  Une photo pour mettre dans mon porte feuille après je pourrais la regarder comme toi. »

 

Ils s’enfoncèrent tout les deux dans leurs fauteuils. La musique se faisait plus douce et la nuit plus claire. Le jour se leva doucement sur la buée de leurs vitres.

 

Jean s’était endormis. Mathias pensa à la photo de sa maman il savait qu’il ne la trouverez jamais, mais Jean lui avait dit qu’il fallait quand même chercher. Il ne s’en sentais pas le courage. Mais il ne voulait pas vexer Jean. Jean attachait beaucoup d’importance à ces choses là. Le soleil envoya un rayon sur la fenêtre de fer. La musique s’arrêta. Le jour était maintenant bien affirmé et la musique ne sonnait plus. Une larme coula de l’œil gauche de Mathias. Il se dit que c’était le froid. Mathias allait maintenant exécutait la deuxième grande décision qu’il avait prit quelque heures avant. Il démarra la voiture et fit la petite ruelle en marche arrière.

 

 

            La voiture s’arrêta de nouveau devant une station service. C’était le genre d’endroit que Jean détestait alors Mathias fit doucement pour ne pas le réveiller. Jean ouvrit à peine les yeux lorsque la portière claqua. Il cru discerner le pare brise et le rétroviseur d’où pendait un éléphant en plastique gris. Il entraperçut la neige sur le capot de la voiture et le blanc sur les toits des maisons. Il se rendormit.

 

 

 

            Mathias entra dans la voiture. Il avait ramené un sac de la station service. Il roula quelques kilomètres sur une petite route enneigée. Autour de la route, les champs étaient emplis de blanc, quelques arbres parsemés donnaient l’impression de grands bonhommes de neige. La voiture s’arrêta. Mathias regarda Jean il dormait profondément. Il aboya. Gens n’avait pas bougé. Il fit le tour et ouvrit la portière. Délicatement il passa ses bras sous ceux de Jean et le tira hors de la voiture. Il le déposa sur le sol. Jean dormait toujours. Il prit le sac qu’il avait ramené de la station service et en sortit une couverture de survie. Il l’étalât sur Jean. Il sortit son portefeuille de sa poche arrière et le posa sur Jean. Il prit un stylo et écrivit sur bout de paquet de céréales. Mathias contempla les champs de neige. Il se mit à chanter «  Attention avec cette hache Eugène ! ». Il se baissa vers Jean. Sa peau était rouge de froid mais un sourire était inscrit sur son visage. Mathias l’embrassa sur le front. Il pensa à quelque chose de triste et s’engouffra dans la voiture.

 

Bientôt la Ford Buick s’éloignait sur la petite route laissant jean seul sur le bord enneigé.

 

 

 

 

Jean se réveilla quelques heures plus tard. Il ne fut ni paniqué ni étonné. Il se réveillait parfois à des endroits étranges : il aimait cela c’était comme un nouvelle vie, un voyage, un matin tout propre, avec la neige en plus toute blanche. La seule chose qui l’inquiéta fut de ne pas voir Mathias. Sa main tomba sur le portefeuille de Mathias.

 

«  Mathias » dit-il comme on le dit à quelqu’un qui n’aurait pas du faire ce qu’il a fait.

 

Dans le porte feuille à la place du dessin de la mère de Mathias il y avait une Photo. C’était une photo du photomaton de la station service ou quatre Mathias étaient alignés.

 

Jean regarda la photo tristement : Mathias y avait la raie au milieu et sa chemise à carreau. Il avait du se faire beau pour la photo. A coté il y avait un mot.

 

 

«  Tu vois je crois que j’ai déjà trouvé ce que je cherchais. Je sais que la photo que j’ai n’est pas tout à fait  celle que je cherchais mais l’autre je ne la trouvais jamais alors, ça fera l’affaire. Tu peux la garder si tu veux et la mettre avec celle de Pamela. 

  Ah ! J’ai pris la voiture comme ça je me suis dit si jamais un jour tu trouve Pamela et que tu sais plus quoi chercher tu pourras toujours chercher la voiture. Parce que je ne veux pas que tu cherches plus ou que tu trouves, enfin je n’ai pas tout compris à ce que tu m’as expliqué mais le truc, c’est que je veux pas que tu fasse comme moi. Voilà je dois y aller sinon tu vas te réveiller et je ne pourrais pas t’expliquer. Au fait tu a de la boue dans les cheveux »

 

Mathias »

 

 

 

Jean se passa la main, dans les cheveux et de petite croûtes de terres en jaillirent.

 

Il ramassa sa couverture de survie et la plia contre soi. Il regarda autour de lui et prit au hasard l’une des deux directions. Il marchait sur les traces de pneu que Mathias avait laissé en partant avec la Ford Buick.

 

Il regardait les traces de pneu s’étaler vers l’horizon de la petite route.  Il croisa un facteur et lui demanda si il n’avait pas vu une Ford Buick 1958. Le facteur lui dit non mais lui proposa du courrier en échange.

 

Jean reparti dans le sillage de la Ford Buick 1958.Jean alluma une cigarette. Il disparaissait dans la neige. Il lui faudrait du temps pour trouver la Ford.

 

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