Dimanche 30 décembre 2007
par mortenson
tout briser par défaite,
reléguer à ses dix mains le sédiment de ces conquêtes
traduit dans des languages appropriés le fil narratif
de ma vie s'effiloche et vacille dans demain
Entremets minuscules, petits fours sans ondes
l'appétit m'est absence et le dessert vide
sautillant sans peine vers un horizon bruyant, je place deux verres dans sa main et lape le vin tombé à terre
nous savons tout les deux et fondent nos regards, tranquilles pour une nuit
asphyxie nocturne, pièces difficiles à gérer, qu'aide notre amitié à ne pas dessaler



antoine-copy.jpg                                                             Avec copain
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Samedi 29 décembre 2007
par mortenson

mon ventre se tord, je l'en défends enfin j'essaie. Car je le sais bien au fond les femmes ont cette triste tendance à avoir la raison.

Mon ventre se tord bien malgré moi il veut les choses qu'il ne peut pas.
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Samedi 29 décembre 2007
par mortenson
Elle a posé sa robe tout près de moi
Ses doigts m'ont caressé et laissé chaud
J'aime de ses pensées les abricots
Elle a posé sa vie près de la mienne
et je la remercie quoi que j'advienne
Je l'aime en tout petit en chuchotant
pour ne pas la blesser en m'épenchant

J'aime de ses pensées les abricots

Elle a posé ses yeux tout près des miens
que je n'ai pas sa bouche! m'en moque bien
car tout entière je jure qu'elle est en moi
même si parfois me prend un peu le froid

Elle a posé mon coeur tout près du sien
Et je veille sur lui comme sur le mien

Et je bénis ce jour où vers minuit
elle a posé sa vie près de la mienne
pour le restant maintenant, elle puis moi
pour tout le temps qui reste, elle est à moi

A côté le soleil 
sur mon lit
quelques taches de miel
au paradis


free music
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Jeudi 27 décembre 2007
par mortenson


Coincé comme mon corps au bord du précipice

la peur échappe tout et mes murs s'alignent

d'une si grande ampleur nous n'avions plus connu

et ces premières secousse font craindre les répliques


Le plus terrible peut-être est le vide d'après
où des morceaux de toi apparaîtront parfois
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Lundi 24 décembre 2007
par mortenson

"Elle a posé sur ses genoux son petit sac à main, une pochette de cuir usée. Elle l’ouvre, elle tire un papier mauve. Jean se redresse, jette sa cigarette…

Sa lettre, c’est sa lettre ! Elle la lit, la relit, la plie, en tire une autre. Elle les lit toutes, les remet dans son sac, soupire.

 

Elle courait en venant, elle court en s’en allant. Elle a peur, elle ne sait pas qui il est. Elle ne sait pas ce qu’elle a fait, pourquoi. Il est beau, il rayonne. Il est chaud. Elle ne le connaît pas. Jean. Elle court. Elle s’arrête. Elle ferme les yeux. Elle le voit. Il est gravé dans sa tête. Il sourit. Ses yeux sont d’or.

 

Pendant qu’il parle, Marie regarde sa bouche qui caresse les mots, ses yeux d’or qui brillent, tout son visage qui resplendit du bonheur de vivre et d’aimer. Elle prend une de ses mains brunes dans ses deux mains et la tient serrée sur ses genoux."

Tarandol R.Barjavel

 

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Dimanche 23 décembre 2007
par mortenson

La vitre est embuée et je la comprends bien. Moi-même un peu parti je dysfonctionne bien. Il est quatre heures trente et peut-être même plus J’entends que rien ne bouge que la rue ne râle plus. Dernier des descendants d’une lignée de sots. Amoureux comme il sait et peut-être même plus. Combien de fois juré de ne plus y goûter à cette drôle de forme d’une perte annoncée. Les grandes mécaniques de la nuit sont brisées, mes yeux ne trouve plus le sommeil épuisés.

Il est quatre heures trente certainement beaucoup plus.

J’entends que tu t’endors peut-être loin de moi. Amoureux comme je sais et comme je ne savais plus. J’attends cette journée qui ne s’annonce pas.

La vitre va gelée et je la comprends bien.      

J’entends que rien ne bouge et que rien n’a changé.

Amoureux d’une femme qui ne peut pas m’aimer


Amoureux d’une femme qui ne peut pas m’aimer

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Dimanche 23 décembre 2007
par mortenson
je vois des couleurs claires passer sur mes mains

j'entends comme une voix que je ne veux pas connaître

elle traîne dans ma journée j'aimerais l'ignorer

je suis la moitié d'un lorsque je suis ici


la moitié d'un amant encore inachevé
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Vendredi 21 décembre 2007
par mortenson
Ce qu'il est triste l'homme sans amour

ce qu'ils sont seuls ces pauvres gens

qui ne marchent encore que dans le vent

ce qu'il est dur le monde privé de nos douceurs
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Vendredi 21 décembre 2007
par mortenson

J'ai mal au fond vraiment ta main n'y touche pas
retarde t'elle à peine l'arrivée du grand froid
petite femme-airelle tu laisses sur moi
un silence rêveur qui n'appartient qu'à toi


Remets ce que tu as emporté avec toi
sa place résonne, creuse et bien pâle en moi
s'apprête à recevoir l'arrivée du grand froid
J'ai mal au fond vraiment ta main ne me touche pas





















"Les airelles sont des sous-arbrisseaux montagnards des régions tempérées du genre Vaccinium, de la famille des Ericaceae. Le nom désigne également leurs fruits." Exactement
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