Ils sont revenus, tête de mal. La porte ouverte ou la fenêtre ? Qui l'a laissée ouverte ? Qu'ai-je perdu ?
Face de sale, de mal aimé, trace de sable sur mon parquet,
Souvenirs qui montent ce trop haut escalier.
Cet enculé sur mon plafond, il me regarde.
Ces yeux sont des hivers, des promesses non tenues, deux brûlantes manières, de me tenir ému. De me tenir faible dans tout ce temps perdu
Cette panique , mes afflictions.
Les souvenirs qui tapent, je les attends, cette fois à la porte.
Ce salaud sur mon plafond.
Son dos qui coule de toute ma raison
Ma peur qu'il cache sous son veston.
Ma terrible tendresse transformée en pulsion, en d'ignobles ivresses qui bouclent en déraison, en claques polymorphes, en saccades d'errances.
Et ce putain de monstre sur mon plafond.
Son veston, sa chemise, sa pure tête de con
Il est cet autre mec que je ne serai jamais
Il est cette invention d'un soir de tes étés.
Il est cet autre moi qu'il faudrait que je sois
Celui que tu aimerais
Celui que je ne suis pas
Putain d'enculé