Mercredi 21 septembre 2005
par mortenson
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"Quoi de plus éffrayant que de se faire tirer les bretelles par le jour lui même au réveil !
Quoi de plus paniquant que de voir le jour avoir passé son matin, sans même en attendre certains !"
Max ecoutait de son lit, ce que les sons de la ville en crise d'hyper activité semblaient lui dire
" Quoi de plus éfrayant"
Max etait seul et avait dans la poche droite de son pantalon une liste des choses a faire. Sans elle il ne pouvait remmetre de l'ordre au foutoir de ses pensés. A quelques metre de son lit, au pieds de l'étagere ikéa gisait son pantalon.
" Quoi de plus éfrayant"
Qu'est ce qu'un premier pas ? Rien . Sur la lune, avec les femmes, sur le quai de la gare saint lazare, l'histoire du monde et de ses particuliers en était composée. La jambe droite hors de la couverture puis retournement, etirement et poussé sur les talons, puis marcher plus ou moins droit sous l'effet de la somnolence, attraper le dit pantalon, poche de droite ou de gauche, et enfin: liste.
Ordre et organisation pour la journée.
Un guide en forme de liste qui lui permetrait de ne plus ressentir le grand vide qui lui faisait se poser les questions: Qu'est ce que je fous la, que dois je faire, et quel était mon but en venant a Paris.
Il tenta de faire revenir la liste mentalement :
Anpe
Société de production
Avant: ecrire un cv
trouver un ordinateur
manger
Manger n'était surement pas sur la liste mais c'était une bonne idéé. Il ne restait plus qu'a sortir du lit
Max repoussa la couverture du dessus de sa tête jusqu'à apercevoir la fenetre ou le soleil le moquait
- dessin Jean Duché
Un quart d'heure suffit pour que l'empreinte du soleil se faufila du bord de la taie d'oreiller jusqu'au yeux à demi clos de Max. Innondé et réchauffé, Max se senti comme appelé.
Le soleil aprés l'avoir accusé lui faisait ses excuses et le regardait de ses grands yeux brulants.
" La journée commence tard, mais j'y suis"
Max s'étira oublia sa liste, oublia son soit disant vide. Il revit en image les épaules de Emma
et prit en compte la chance qui s'offrait à lui, Paris la nouvelle ville, paris la toute fraiche l'appelait.
Le monde était en pause les yeux fixés sur lui et max comme une bonne femme se faisait attendre
Les cloches de l'eglise de la trinité d'estienne d'orves lui faisait entendre sa rangaine interieur:
Non ! je ne dors pas
Rassurez vous je ne dort pas
Je prend le vent, je le détend
Mes yeux sont clos, mon corps vacant
Rassurez vous je ne dors pas
Je prend les choses je les reçois
Je ne voit plus sous le soleil,
L’obscurité de mon sommeil
Mon corps fait croire
Mais ne dors pas
Je vois des phares
Dans mon matelas
Rassurez vous je ne dors plus
Je pense,
je pense au choix
Je pense enfin que je me vois
Je me vois grand, fort et distinct
Je ne dort pas
Je vois le monde
Une heure encore
Puis je me lève
Je ne dors pas
j’entend ton ombre
tu n’es pas la
mais elle m’inonde
Comme les autres je vais marcher
Je ne dors plus, je suis re-né
Ma vie se va de ta beauté
Je n’dormais pas, je respirais
L’odeur en moi
Que tu as fait
Je ne dormais pas
Je t’attendais.
Max poussa sur ses bras, puis sur ses pieds: il était debout.
Il attendait...